Migrations: le Maroc participe à une rencontre de haut niveau à Addis-Abeba

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Crédit: MAP

Les travaux de la réunion régionale de consultation sur le pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, organisée par la CEA en partenariat avec l’OIM et la Commission de l’Union Africaine, ont débuté jeudi au siège de la Commission Economique pour l’Afrique à Addis Abeba, avec la participation du Maroc.

Cette réunion régionale de consultation a rassemblé toutes les parties prenantes africaines, notamment les représentants des Etats des organisations internationales et régionale des milieux universitaires, des organisations de la société civile et des experts en migration.

La session d’ouverture a été émaillée par des allocutions des hauts responsables en charge de la migration dont, notamment, Louise Arbour, Représentante spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies pour les migrations internationales, et Jurg Lauber, ambassadeur et représentant permanent de la Suisse auprès de l’ONU et co-facilitateur du processus du pacte mondial sur la migration.

La session relative à la migration internationale en Afrique a été marquée par l’intervention du Secrétaire Général du Ministère Délégué auprès du ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale chargé des Marocains Résidant à l’Etranger et des Affaires de la migration, El Habib Nadir, qui a affirmé que la question migratoire doit être traitée sous le prisme de 3 éléments: l’engagement, la solidarité, et les droits des migrants.

Il a en outre appelé à ce que le nouveau cadre de gouvernance globale puisse, d’une part, adresser les causes profondes des déplacements forcées et, d’autre part, harmoniser les politiques migratoires nationales et les lier aux stratégies de développement.

Il a ensuite affirmé que conformément au mandat confié à Sa majesté le Roi Mohammed VI par les chefs d’Etats africains lors du sommet au mois de janvier 2017 à Addis Abeba, en tant que Leader sur la question de l’immigration, le Maroc organise une retraite pour l’élaboration d’un agenda africain pour la migration qui se tiendra la semaine prochaine à Skhirate, au Maroc.

Il a enfin invité les Etats africains à s’engager activement à la fois dans le processus d’élaboration du pacte mondial ainsi que dans le cadre du Forum Mondial pour la Migration et le Développement qui se tiendra à Marrakech au mois de décembre 2018.

Les débats ont été structurés autour des six thématiques identifiées par les co-facilitateurs du pacte mondial sur la migration, incluse dans la résolution de l’Assemblée Générale adoptée en avril 2017, sur les modalités des négociations intergouvernementales sur le pacte mondial sur la migration.

A l’issue des travaux de deux jours de réflexions et d’échange multipartite, les participants adopteront des recommandations, conclusions et voie à suivre en vue de l’adoption d’un pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières qui reflètent les réalités et spécificités de l’Afrique, ainsi que les priorités du continent et les engagement concrets à prendre en compte dans le cadre du processus devant aboutir à l’adoption dudit pacte.

Ces propositions seront soumises à la communauté internationale dans le cadre de la réunion de bilan (Stocktaking meeting) qui se déroulera à Puerto Vallarta, au Mexique, au mois de décembre 2017.

Cette réunion a été précédée par une consultation sous-régionale « Afrique du Nord », qui s’est tenue les 24 et 25 octobre 2017, et à laquelle ont pris part les 7 pays de la sous-région Afrique du Nord, dont le Maroc. Outre les représentants des Etats, ont pris part également à cette réunion des représentants de la société civile, des universitaires et des chercheurs, l’objectif étant de mener des consultations sur la migration dans la sous-région et d’élaborer des recommandations qui ont été soumises à la réunion de consultation au niveau continental.

Lors des discussions thématiques, les participants ont mis en exergue les bonnes pratiques et l’expérience marocaine aussi bien dans le domaine de la gestion des affaires de la diaspora que de la politique nationale d’immigration et d’asile.