La revue de presse du samedi 18 juillet

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Voici les principaux titres développés par la presse nationale hebdomadaire:

Challenge

Relance économique: Benchaâboun pour le soutien de la consommation et de l’investissement.

La relance économique souhaitée devrait être axée sur un appui à la consommation et un maintien d’un rythme soutenu de l’investissement public, étant donné leur effet multiplicateur sur la croissance économique, a affirmé le ministre de l’Economie, des finances et de la réforme de l’administration, Mohamed Benchaâboun. D’ailleurs, les premières mesures prises par le Comité de veille économique (CVE) ont acté ce choix en priorisant la préservation de l’emploi, le soutien du pouvoir d’achat des citoyens et l’appui du tissu productif en difficulté, a expliqué le responsable, notant que le projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2020, vient confirmer cette orientation en adoptant plusieurs mesures pour promouvoir à la fois l’investissement et consolider la consommation. En matière d’investissement, le PLFR prévoit entre autres le maintien de l’effort d’investissement global du secteur public, tous supports inclus, à 182 milliards de DH avec un ciblage des priorités stratégiques, a-t-il souligné dans un entretien.

Telquel

Le Café maure-vivant: les dessous d’une restauration polémique.

Gros coup de pioche sur un pan de l’histoire de Rabat. Le célèbre Café maure, situé dans la kasbah des Oudayas, vient d’être démoli. Le lieu était un incontournable de la ville, fréquenté aussi bien par les Rbatis que par les touristes de passage qui venaient y siroter un verre de thé à la menthe ou manger des pâtisseries traditionnelles en profitant de la vue sur le Bouregreg et les remparts de Salé. Les photos du café réduit en tas de gravats, qui ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux cette semaine, ont provoqué une onde de choc parmi les habitants de la capitale. S’il vient bel et bien d’être rasé, le café devra renaître de ses cendres et être reconstruit à l’identique, selon des sources concordantes. Une restauration qui s’inscrit dans le projet plus global, Rabat, ville lumière, capitale marocaine de la culture, lancé en 2014 et visant à réhabiliter, entre autres, certaines parties vétustes de l’ancienne médina.

La Vie Eco

Électricité: ANRE, un régulateur qui se fait attendre dans un secteur stratégique.

Malgré la libéralisation partielle de la production de l’électricité dans le sillage du développement des énergies renouvelables, le marché électrique est toujours dépourvu de son régulateur. En effet, quatre ans après la publication de la loi portant sa création et deux ans après la nomination de son président, l’Autorité nationale de régulation de l’électricité (ANRE) est toujours inactive. «Débloquer la situation actuelle dans le contexte de la crise du Covid-19 constituera un signal fort aux investisseurs locaux et internationaux pour poursuivre et relancer les investissements», indique une source du ministère de l’énergie. Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) recommande, de son côté, de rendre opérationnelle l’ANRE, de lui donner les moyens de son action, et de procéder à l’élargissement de ses compétences. Une recommandation qui requiert un caractère urgent, à en croire le CESE, et ce, du simple fait que plusieurs missions qui doivent être remplies par l’Autorité sont toujours aux mains de l’ONEE ou tout simplement en stand-by.

Le Canard libéré

Des restaurants fermés pour l’exemple.

Tolérance zéro envers les restaurants et autres cafés qui violent les règles du protocole sanitaire de rigueur (port du masque pour le personnel, distanciation physique entre clients). Quelques restaurants les plus en vue de Casablanca, comme, situés en front de mer et d’autres à Marrakech, Tanger et Agadir, ont payé le prix de leur négligence constatée dans la soirée du dimanche 12 juillet par les représentants des autorités locales qui ont décidé de sévir pour l’exemple. Les images des infractions qui ont circulé montrent une ambiance de fête où le non-respect des gestes barrières et des règles de prévention est manifeste aussi bien du côté des serveurs que des clients. Le verdict est tombé aussitôt : fermeture des établissements mis en cause pour une durée de 48 heures. De quoi enlever aux patrons de ces restaurants l’excès d’appétit !

Maroc-Hebdo

La transformation de la CCG en S.A sur les rails.

Le projet de transformation de la Caisse centrale de garantie (CCG) en société anonyme (S.A) va bon train. La Chambre des représentants vient d’adopter le projet de loi 36.20 relatif à la transformation de la CCG en SA. Un projet qui a figuré dans le projet de loi de Finances rectificative 2020. Les principaux objectifs stratégiques de la réforme de la loi réorganisant la CCG visent à consacrer celle-ci en tant qu’instrument privilégié de l’Etat en matière de garantie publique, à améliorer son cadre de gouvernance et moderniser la gestion financière de ses engagements, tout en adaptant ses organes d’administration, de gestion et de contrôle. Finance News Hebdo : • Le secteur immobilier en crise. Figurant parmi les secteurs les plus dynamiques de l’économie nationale, l’immobilier a été fortement touché par la crise de la Covid-19.C’est pourquoi le projet de Loi de Finances rectificative (PLFR) 2020 a prévu une batterie de mesures en vue de lui insuffler un nouveau souffle. L’objectif est de redonner confiance aux acquéreurs et d’inciter les investisseurs à maintenir leur programme en leur donnant plus de visibilité. Les mesures fiscales déclinées portent notamment sur la prorogation du délai des conventions relatives aux programmes de construction de logements sociaux, qui arrivent à expiration pour l’année en cours, de six mois. Le PLFR 2020 prévoit également la réduction de 50% des droits d’enregistrement applicables aux acquisitions de biens immobiliers à usage d’habitation.