La justice tranche dans l’affaire de l’élève accusé d’avoir « méprisé » l’hymne national

L’affaire de l’élève accusé d’avoir méprisé l’hymne national, dans un lycée à Ksar El-Kébir, fait couler beaucoup d’encre. Le jeune homme ne sera pas poursuivi en fin de compte. Les détails.

Le procureur du roi près le tribunal de première instance de Ksar El-Kébir a décidé de ne pas engager de poursuites contre l’élève accusé d’avoir méprisé l’hymne national. 

Les faits remontent au samedi dernier. Les élèves du lycée «Essaâda» à Ksar EL-Kébir devaient, comme tous les jours, réciter l’hymne national avant de rentrer en classe. Cependant, l’élève en question, âgée de 17 ans, s’est amusé à modifier quelques paroles de l’hymne.

Le directeur du lycée n’a pas apprécié la « créativité » du lycéen et a décidé de convoquer le jeune homme et déposer plainte contre lui pour « déformation de l’hymne national ». L’affaire a donc pris de l’ampleur avant que le procureur du roi ne tranche et décide de ne pas poursuivre le lycéen. 

Interrogé par H24info, Laâsri Bouchaib, président de l’Instance démocratique marocaine des droits de l’Homme (IDMDH), nous a donné quelques éclaircissements sur cette affaire. 

« Le dossier est classé. L’élève ne sera pas poursuivi en fin de compte. On ne sait pas s’il a vraiment méprisé l’hymne mais des rumeurs disent que le jeune homme avait un conflit avec le directeur de l’établissement. Le procureur du roi a pris ces éléments en compte et a finalement décidé de ne pas donner suite à la plainte déposé », explique Lâasri. 

Et d’ajouter: « Le directeur ne devait pas saisir la justice. Il aurait du suivre une démarche éducative et pédagogique plutôt que judiciaire puisque l’élève est encore mineur. C’est ce que nous défendons ici à l’IDMDH ». 

Notons que les deux parties se sont enfin réconciliées. L’élève s’est engagé à être plus discipliné et devra prochainement retourner en classe.