Casablanca: vague d’indignation à cause de l’augmentation des frais de scolarité de la mission française

Manifestation du 12 juin 2019. Ce mercredi avait été décrété «journée école morte» par les associations de parents d’élèves et les enseignants des écoles françaises au Maroc.

L’augmentation des frais de scolarité dans les missions françaises au Maroc a provoqué le colère des parents d’élèves. Ces derniers ne comptent pas rester les bras croisés. Les détails. 

L’agence pour l’enseignement français à l’étranger avait annoncé, récemment, une augmentation des frais de scolarité pour la prochaine rentrée. Une décision qui a provoqué la colère et l’indignation des parents d’élèves au Maroc.

Ces derniers ne comptent pas rester les bras croisés et envisagent, en effet, de protester contre cette augmentation jugée « scandaleuse et injuste ».

Dans un communiqué parvenu à la rédaction, l’Union des Conseils des parents d’élèves a expliqué que cette décision a été prise sans concertation préalable avec les parents. « Un climat de frustration s’installe dans l’ensemble de la communauté des parents toutes nationalités confondues », indique le communiqué de l’UCPE.

L’Union des Conseils de parents d’élèves a déclaré qu’une première mobilisation est déclenché par le biais de plusieurs sit-ins organisés ce mardi, 26 novembre, devant tous les établissements. Une conférence de presse est également prévu jeudi prochaine à 9H au siège de la fédération de parents d’élèves UCPE à Casablanca.

 

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Notons que le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, avait indiqué en septembre, lors de la conférence annuelle des ambassadeurs de France, organisée à Paris, que le niveau de participation des familles aux frais de scolarité qui avait dû être augmenté en 2017 reviendra à son niveau de 2016.

Le budget de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger avait été réduit de plus de 8% en 2017. Jean-Yves Le Drian avait indiqué, notamment, que l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger disposera de 25 millions d’euros supplémentaires dès 2020.