Période post-covid-19: les chantiers prioritaires selon Chakib El Alj

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Chakib El Alj, président de la CGEM. DR

L’économie nationale aborde la période post-covid-19 avec inquiétude. La fragilité du tissu productif impose des réformes urgentes. Intervenant à l’occasion de la réunion du Comité National de l’Environnement des Affaires (CNEA) qui s’est tenue aujourd’hui à Rabat, Chakib El Alj, président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), a plaidé pour une accélération des réformes et un appui massif aux entreprises. 

« Si nous n’accélérons pas le déploiement de certains chantiers, nos entreprises notamment les TPE et PME, encore plus affaiblies aujourd’hui par la crise, risquent carrément de mettre la clé sous la porte », c’est en ces termes que s’est exprimé le président de la CGEM lors de la réunion du CNEA.

Ces chantiers consistent selon d’abord par l’assouplissement du Code du Travail et son adaptation aux réalités du marché, entre autres le droit de grève. Viennent  ensuite la formation continue, l’intégration de l’informel, la préférence nationale au niveau de la commande publique, ainsi que les délais de paiement.

En outre, plusieurs dossiers cruciaux, déjà entamés, « requièrent davantage d’attention », selon El Alj. Il s’agit notamment de l’adoption de réformes législatives concernant l’arbitrage et la médiation, la dématérialisation du système judiciaire, l’amendement du texte relatif aux difficultés d’entreprise, ainsi que l’adoption de la charte de simplification des services publics qui « doit apporter un appui juridique aux principes directeurs de la réforme de l’administration et de la simplification des procédures ».