Lait de bébé contaminé: 620 produits Lactalis rappelés par la France

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Après le signalement de cinq nouveaux cas de salmonelles chez des nourrissons, le ministère de l’Économie et des Finances français a publié dimanche une liste de 620 lots Lactalis qui sont rappelés, interdits à la consommation et à l’exportation. Consultez la liste des produits potentiellement à risque et les alternatives recommandées par les autorités.

Les produits infantiles fabriqués par Lactalis et contaminés par la salmonelle sont plus nombreux qu’initialement annoncés. Après le signalement de cinq nouveaux cas de salmonelles chez des nourrissons cette semaine, le ministère de l’Économie et des Finances a décidé dimanche d’étendre les mesures de retrait et rappel de produits de nutrition infantile fabriqués par le groupe laitier à Craon, en Mayenne (France). La liste concerne désormais 620 lots, dont 608 nouvelles références puisque Lactalis avait rappelé seulement 12 produits lors d’un premier rappel le 2 décembre dernier. Le ministère demande ainsi aux parents «de ne pas utiliser» ces produits vendus sous les marques Milumel, Picot ainsi que Carrefour fabriquées depuis le 15 février sur le site de Craon. Voici la liste des produits de nutrition infantile concernées:

 

La Société Française de Pédiatrie liste les alternatives possibles aux produits à risque:

 

Samedi 2 décembre, la Direction générale de la santé (DGS) avait annoncé avoir procédé au retrait et au rappel de douze lots de lait infantile, commercialisés sous trois marques (Lait Picot SL sans lactose, Lait Pepti Junior et Lait Milumel), après avoir été informée de la «contamination par des salmonelles de 20 jeunes enfants âgés de moins de 6 mois dans 8 régions différentes». À la suite de ces contaminations par des salmonelles de type Salmonella agona, les familles de 13 des 20 enfants affectés ont été interrogées dans un premier temps, ce qui a permis de découvrir que tous ces enfants avaient consommé du lait infantile 1er âge issu de productions élaborées entre mi-juillet et fin novembre sur un même site de production de Lactalis.

Le ministère de l’Économie souligne que cette semaine «cinq nouveaux cas de salmonellose chez des nourrissons ont été déclarés, dont l’infection par la même souche de salmonelles (Salmonella agona) a été confirmée. L’un d’entre eux avait consommé du Picot riz 1er âge dont la référence ne figurait pas dans la liste des références rappelées à compter du 2 décembre 2017. Ces enfants vont bien», précise Bercy.

Les autorités estiment ainsi que «les mesures prises par l’entreprise n’étaient pas de nature à maitriser le risque de contamination de produits destinés à l’alimentation d’enfants en bas-âge».

De son côté, le géant des produits laitiers croit avoir identifié la cause de la contamination. «Des informations transmises par les autorités de santé et le bilan de nos investigations menées depuis une semaine nous ont permis d’identifier une cause probable de contamination survenue sur une de nos tours de séchage dans la période du 1er au 6 Mai 2017». En attendant d’en savoir plus, le groupe dit avoir «procédé à la mise en place d’un arrêt technique des installations afin d’y engager des mesures de nettoyage et de désinfection additionnelles et renforcées».

Parallélement, la direction générale de la Santé a ouvert le numéro d’information gratuit 0800 636 636 (7 jours sur 7, de 09H00 à 20H00) tandis que celui de Lactalis, le 0800 120 120 sera accessible jusqu’à 23H00 dimanche, puis de 09H00 à 20H00 à partir de lundi.

«S’il est vraiment impossible pour les parents de trouver l’un des laits de substitution, la Société française de pédiatrie leur propose de préparer un biberon avec le lait qu’ils possèdent, puis de faire bouillir le lait pendant 2 minutes dans une casserole, le laisser refroidir et le donner à leur(s) bébé(s) en attendant de trouver une alternative», écrit Bercy.

Et en cas de symptômes d’infection alimentaire (diarrhée éventuellement accompagnée de fièvre), les parents sont invités à contacter un médecin dans les meilleurs délais, ou à tout le moins de se renseigner dans une pharmacie.