Fès-Meknès: le déconfinement industriel prévu à partir de lundi prochain

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Dès lundi 25 mai 2020, l’activité manufacturière devrait reprendre dans les différentes zones industrielles de la ville de Fès. Une reprise conditionnée au «respect le plus strict des mesures barrières, l’hygiène, et la distanciation sociale».

Le wali de Fès-Meknès, Essaid Zniber a réuni mardi 19 mai les représentants des services externes (industrie, commerce, santé…), industriels et responsables sécuritaires afin de réfléchir sur les modalités d’un déconfinement du secteur, apprend-on ce jour à la lecture de L’Economiste. Si l’état d’urgence sanitaire est prolongé jusqu’au 10 juin, la nécessité économique, surtout pour un secteur directement touché par les conséquences du confinement, pousse les responsables à hâter le déconfinement industriel.

Les opérateurs ont ainsi obtenu l’autorisation de reprendre leur activité après l’Aïd. «Cette reprise est conditionnée au respect le plus strict des mesures sanitaires (gestes barrières, hygiène, distanciation sociale)», insiste le wali, afin d’éviter la propagation du virus dans des clusters industriels.

Lors de cette réunion, les autorités «ont insisté sur le rôle et la responsabilité des chefs d’entreprises. Lesquels doivent veiller à la mise en place des mesures préventives pour assurer la sécurité et la santé des salariés en milieu industriel», rapporte Mohamed Rkhami Berrada, président de la CGEM Fès-Taza, pour qui les mesures demandées figurent de façon détaillée dans les guides élaborés par le patronat.

 

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Pour l’instant, la situation est sous contrôle, et la ville de Fès n’enregistre que très peu de nouveaux cas (une seule contamination pour la journée du 19 mai), rappelle le quotidien. «Les unités industrielles qui ont repris, ne l’ont fait que de manière partielle, pas plus de 30% de leur effectif», précise Rkhami Berrada notant que «les ouvriers ont compris qu’il y va de la survie de l’entreprise et que la machine économique doit reprendre».

Les industriels ont procédé au cas par cas pour décider des travailleurs qui reprendraient l’activité. Si la plupart ont répondu favorable à l’appel, ceux qui souffrent d’une maladie chronique, se trouvant hors de Fès ou présentant des raisons familiales sont exemptés de cette reprise pour le moment. En tout cas, les ouvriers bénéficient d’un dépistage sur place. «Les tests massifs ont commencé vendredi dernier. C’est le meilleur moyen pour éviter des foyers épidémiques en milieu industriel», rassure le président régional de la CGEM.

En parallèle du dépistage, les visites de la commission mixte de contrôle se répètent. «Ces visites se déroulent dans de bonnes conditions. Les résultats diffèrent d’une société à une autre. En cas de défaillance des mesures obligatoires, les entreprises sont appelées à rectifier les anomalies, pour un prochain passage de la commission dans les deux ou trois jours qui suivent», détaille Rkhami Berrada, et ce, afin d’assurer au maximum la sécurité de la reprise.