Crise du coronavirus: le secteur du «retail» demande une amnistie sur les loyers

Avec l’immobilier et le tourisme, le commerce dit «retail» est l’un des secteurs les plus touchés par l’arrêt d’activité due à la crise sanitaire du covid-19. Les opérateurs du secteurs lancent un appel au gouvernement ainsi qu’au différents décideurs, afin que des mesures soient prises pour sauver leur activité.

Dans un communiqué publié le 4 mai, le «groupement des retailers du Maroc» expliquent que, «contrairement aux grandes surfaces alimentaires, qui ont vu leur trafic augmenter, les réseaux de boutiques n’ont plus aucune activité depuis le 18 mars». Il s’agit de 900 commerces fermés et environ 40.000 emplois directs et indirects. Et pour les opérateurs, en plus des problématiques bancaires ou de péremption des stocks, les loyers représentent une des charges principales des comptes d’exploitation magasin. «L’équation est simple : comme nous ne voulons pas devoir faire d’arbitrage contre-productif sur les emplois, il faut que les bailleurs prennent leur par à l’effort collectif réclamé par cette crise via les loyers».

Le collectif propose ainsi deux mesures au gouvernement. La première consiste en annulation des loyers durant la période d’inactivité. Une mesure considérée comme légitime car «contractuelle» puisque la contrepartie du paiement d’un loyer «doit être la jouissance paisible d’un local commercial». Le seconde mesure, qu’ils éspèrent «rapidement acquise», est celle de l’adaptation du liyer au niveau de l’activité «réelle à la reprise». En effet, les professionnels s’attendent à une baisse drastique de leur chiffre d’affaire dans la période suivant le confinement, et proposent ainsi de «mettre en place un mécanisme simple d’alignement des loyers sur le chiffre d’affaires».