Air France se prépare à rapatrier davantage de passagers après Irma et Jose

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La compagnie tricolore est accusée d’augmenter ses tarifs pour rapatrier les victimes des ouragans Irma et Jose. Elle a pourtant mis en place des tarifs très bas dès vendredi. Mais le nombre de places est insuffisant par rapport à la demande.

Samedi, Air France a été la cible d’un «bad buzz» sur l’exploitation commerciale de la détresse des victimes de l’ouragan Irma. Une pétition en ligne a été signée par 50.000 personnes qui accusent la compagnie tricolore de pratiquer des tarifs exorbitants sur ses vols en direction de la métropole non seulement au départ de Saint-Martin, qu’elle ne dessert plus depuis l’alerte ouragan, mais aussi au départ de la Guadeloupe.

Pourtant la compagnie a affirmé avoir mis en place dès vendredi des tarifs allant de 269 à 301 euros pour un aller entre Pointe-à-Pitre et Orly pour les classes économiques et même premium.

Air France a en effet vendu à bas prix les quelques places encore disponibles en classe éco et premium, 10 à 15 places dans chacun des deux vols qu’elle assure quotidiennement en Boeing 777-300 (468 places), entre la Guadeloupe et Orly. Les tarifs des places disponibles en classe business en revanche sont restés au prix habituel.

Un troisième vol par jour au départ de Pointe-à-Pitre

Cette offre de sièges est évidemment insuffisante par rapport à la demande de nombreux passagers qui souhaitent retrouver sécurité et réconfort en métropole après avoir traversé la catastrophe. La compagnie pourrait à partir de mardi ajouter un vol supplémentaire entre la Guadeloupe et Orly. «Nous avons d’ores et déjà lancé un appel au volontariat auprès des pilotes et des hôtesses et stewards et nous sommes prêts», assure une porte-parole de la compagnie.

Par ailleurs Air France envisage, dès qu’elle aura obtenu les autorisations de la DGAC et des autorités, de mettre en place un pont aérien en A320 entre l’aéroport de Saint-Martin, actuellement en service pour les avions militaires, et Fort-de-France.