La princesse Lalla Salma ouvre le 23e Festival de Fès des Musiques sacrées du monde

1675
La princesse Lalla Salma et Mme Dominique Ouattara, hier à Fès.

La princesse Lalla Salma a assisté hier soir à l’ouverture du 23e Festival de Fès des Musiques sacrées du monde.

La princesse Lalla Salma, accompagnée de Mme Dominique Ouattara, a présidé, vendredi à Fès, la cérémonie d’ouverture du 23e festival de Fès des Musiques sacrées du monde, organisé sous le patronage du roi Mohammed VI, autour de la thématique « L’eau et le sacré ».

A son arrivée sur la place historique de Bab Makina, la princesse Lalla Salma avait passé en revue un détachement des Forces auxiliaires qui rendait les honneurs, avant d’être saluée par MM. Abdelouafi Laftit, ministre de l’Intérieur, Mohamed Laaraj, ministre de la Culture et de la Communication, Essaid Zniber, wali de la région Fès-Meknès, gouverneur de la préfecture de Fès et Mohand Laenser, président du Conseil de la région.

La princesse Lalla Salma a également été saluée par les présidents du Conseil de la ville de Fès, de l’assemblée préfectorale de Fès, du Conseil Al Mechouar-Fès-Jdid et de la Fondation esprit de Fès, ainsi que par les administrateurs et membres de la 23e édition du Festival de Fès des musiques sacrées du Monde.

Au terme de cette soirée artistique, la princesse Lalla Salma a été saluée par un grand nombre d’artistes ayant participé à ce spectacle inaugural.

Respect de l’environnement
Cette soirée a donné le ton de cette 23e édition qui se veut engagée en faveur du respect de l’environnement, comme le prolongement naturel d’une démarche spirituelle.

« Spirit on the Water » a ouvert avec éclat une programmation inspirée par l’eau et l’amour de la nature, et ponctuée par la liesse du flamenco, l’esprit de fête inhérent aux patrimoines insulaires, la magie de créations originales et de toutes sortes de surprises.

A l’instar des éditions précédentes, le Festival des musiques sacrées du monde offre un florilège d’expressions musicales des différentes traditions et cultures du monde, des concerts gratuits au grand public et des soirées soufies ainsi que d’autres activités pédagogiques.

Les murailles de Bas Al Makina animées
Le mapping, animation visuelle projetée sur les murailles de Bab Al Makina, a proposé un voyage dans le temps jusqu’à l’origine d’une humanité responsable de sa propre mise en péril.

La création d’ouverture a exploré ainsi le monde de l’eau avec la participation d’une palette d’artistes, à l’instar de Marlui Miranda, grande chanteuse et chercheuse d’origine indigène (Brésil), Fatine Hilal Bik, chanteuse (Maroc), Ramzi Aburedwan, musicien, chef d’orchestre, arrangeur (Palestine), Gérard Pucheu, chercheur et spécialiste en langues sifflées et conseiller artistique (France), Franck Marty, responsable « spectaculaires/ Allumeurs d’images », Mapping du spectacle (France) et Zainab Afailal, comédienne (Maroc).

L’édition 2017 sera l’occasion d’explorer le symbolisme de l’eau et exhorter le monde à réconcilier avec l’environnement et se mobiliser pour l’avenir des générations futures et de la planète.

La Chine à l’honneur
Après l’Hommage à l’Inde initié en 2016, cette édition mettra à l’honneur la Chine qui présentera officiellement quelques-unes de ses grandes expressions millénaires.

Le Festival de Fès des Musiques Sacrées du Monde et son Forum, créés respectivement en 1994 et 2001, s’inscrivent dans la tradition savante, artistique et spirituelle de la ville. Depuis son avènement, ce rendez-vous, qui a connu un succès grandissant, fut désigné en 2001 par l’ONU comme l’un des événements marquants contribuant au dialogue des civilisations.

Outre la place historique de Bab Makina, J’nane Sbil, la salle de la préfecture, le complexe culturel Sidi Mohamed Ben Youssef, Dar Adyel, Dar Batha, Riad Dar Bensouda, Place Boujloud et d’autres sites accueilleront les nombreux ensembles et artistes représentant différentes régions et cultures du monde, tout en réservant les espaces qu’ils méritent aux jeunes et prometteurs talents nationaux.