Destruction du site du plus ancien homo sapiens: qu’en est-il au juste?

à 21:45

Le site archéologique où ont été découverts des restes d’homo sapiens datant de 300.000 ans serait menacé de destruction par des activités minières, selon le journal «Al Akhbar». Une information démentie par le ministère de la culture.

Jbel Ighoud, le site où ont été découverts des restes d’homo sapiens datant de 300.000 ans, s’est transformé en carrière de pierres, a rapporté mardi le journal «Al Akhbar» ajoutant que l’exploitation de cette carrière a nécessité le recours à des explosifs pour extraire des minerais.

Le journal relève même que cette carrière vient de recevoir l’autorisation du ministère des énergies et des mines pour poursuivre son activité.

Une activité qui cause, selon la même source, la destruction de grottes et de peintures pariétales et autres vestiges datant de la préhistoire. Et ce, en l’absence d’un contrôle ou un encadrement des ministères des énergies et des mines, et de la culture.

Contactés par H24Info, ces derniers apportent leurs éclaircissements. «Le ministère de la Culture protège ce site depuis les années 60», a relevé une source du ministère de la culture soulignant que depuis cette date, l’Etat collabore avec les instituts de recherche internationaux. «Preuve en est la dernière découverte qui a fait parler du Maroc dans le monde entier», ajoute un responsable de ce département.

Par ailleurs, au niveau du ministère des énergies et des mines, on précise que le site archéologique en question s’étale sur une superficie de moins de 3 hectares, alors que la montagne «Jbel Ighoud» fait 6 km carré et abrite des d’activités minières conformes à la réglementation en vigueur.

«Dans la région orientale de la montagne Ighoud, une mine d'exploitation de la barytine depuis les années 50. Le reste de la montagne est exploité par des sociétés qui extraient le calcaire, notamment pour la cimenterie de Mzoudia (région Marrakech). Et ce, conformément à la réglementation», souligne un cadre du ministère. Toutefois, ce dernier n’exclut pas qu’il faudrait penser à réguler l’accès au site archéologique pour mieux le protéger.