Diapo. Christian Mamoun sacré aux Nuits Photographiques d’Essaouira

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Le photographe germanico-marocain, Christian Mamoun, vient de rafler le prix «Un certain regard» lors des nuits photographiques d’Essaouira ce 5 octobre pour son projet «Home». Une consécration pour ce chasseur d’images au regard précis et original qui habite entre Pairs et Rabat et qui collabore régulièrement avec L’Officiel Hommes Maroc.

«Un certain regard» sur l’identité et le sentiment d’appartenance, c’est le sujet sur lequel se propose de s’interroger le photographe Christian Mamoun avec son projet «Home», une série de portraits sur la notion du «chez soi» qui lui a valu un prix aux dernières Nuits Photographiques d’Essaouira. Une observation sur la notion du chez soi qu’il perd au gré de ses treize déménagements en 5 ans. 6 villes, 3 pays et 2 continents plus tard, le projet est né.

«À force d’avoir autant bougé et exploré différentes cultures, j’avais perdu la notion de chez moi, ce questionnement était encore renforcé par l’urgence de l’interrogation sur l’identité qu’on se pose quand on est comme moi, issu de deux cultures complètement contraires: l’allemande et la marocaine» précise Christian Mamoun qui est notamment photographe pour L’Officiel Hommes Maroc.

 

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Après des études aux Beaux Arts de Nantes et un Master aux Arts Déco de Paris, Christian Mamoun apprend aux près des plus grands. Bouleversé par l’exposition photos Wild West de Avedon, il avoue n’avoir aucune connaissance de la mode lorsqu’il arrive à Nantes pour faire ses études. Inspiré par Mert & Marcus , Cregory Crewdson pour la mise en scène, Lorca Dicorcia pour son réalisme et David La Chapelle pour son côté excessive et viscéral, il chope la passion de la photographie via des rencontres décisives: Olivier Loeser rencontré sur au tournage de «Kanya Makan» de Said C. Naciri, Geneve Aurelie Petre et Mario Testino. C’est un stage avec Luis Monteiro qui sera décisif et qui complétera sa technique et sa passion à New York et à Londres.

«Aujourd’hui je continue cette série car la question de ma sédentarisation n’est toujours pas résolue et en ça le sujet de l’observation des chez soi des autres est d’autant plus d’actualité. Aujourd’hui j’aimerais surtout voir comment habitent les Marocains de toutes les couches sociales, car j’y passe de plus en plus de temps et j’ai une grande envie de connaître mon pays jusqu’au moindre détail» avoue l’artiste qui exposera son travail à la galerie Abla Ababou de Rabat en septembre 2020 à l’Ambassade Allemande au Maroc à l’occasion des 30 ans de la chute du mur de Berlin.