Vidéo. Leonardo fait un point détaillé sur le dossier Neymar

à 14:15

Quid du dossier Neymar ? Leonardo a fait le point, en personne, devant les médias présents en zone mixte, après la victoire du PSG à Metz (0-2). Une intervention d’un peu plus de huit minutes. Décryptage.

Pas d’accord avec le Barça
Ce n’est pas une surprise, mais c’est la première information dévoilée par Leonardo vendredi soir, après Metz-PSG (0-2), dans les couloirs de Saint-Symphorien : «Il n'y a jamais eu d'accord écrit par rapport à nos conditions». Il promet en outre que la première offre écrite du club catalan n’est arrivée sur son bureau «que le 27 août». C’est sans doute vrai. C’est sans doute aussi une façon de montrer que le Barça n’était pas pressé d’agir… On le sait, les deux clubs discutent depuis plusieurs semaines, plusieurs mois. Pas d’offre écrite avant le 27 août, ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas eu d’offre du tout… Ce détail mis à part, «Leo» reconnait que Paris est ouvert à l’idée d’un échange. Ce dont certaines sources ont douté. «Aucun club n'avait assez d'argent pour l'acheter, c'est la vérité, explique le directeur sportif parisien. La condition pour autoriser son départ a toujours été d'avoir un remplaçant dans la transaction et, peut-être, d'autres joueurs pour compléter le montant qu'on exige.»

Le Barça sinon rien
L’autre information, c’est qu’il n’est plus question du Real ou de la Juve : «Si le Barça est la seule option ? Aujourd’hui, oui».

Le feuilleton va continuer jusqu’à la fin du mercato
Une chose est sûre : le feuilleton n’est pas terminé. Que ce soit pour mettre la pression sur le Barça ou montrer patte blanche aux yeux de Neymar, Leonardo laisse la porte ouverte. Certes, aucun rendez-vous n’est prévu, dit-il. Mais ce n’est pas par hasard si Leonardo se refuse à dire que Neymar va rester. «Aujourd’hui, il n’y a pas d’accord», glisse-t-il. «Aujourd’hui» a son importance. Et d’ajouter, à la question de savoir si «Ney» va rester : «Je ne sais pas, ça dépend de Barcelone». En clair, la balle est dans leur camp, si ça ne se fait pas, c’est de leur faute.

Coup de griffe à Areola 
Alphonse Areola au Real Madrid ? «La situation n'est pas faite. Il y a la possibilité de le faire», explique Leonardo. Concernant Keylor Navas, circulez, il n’y a rien à voir : «On négocie (pour) Areola (sourire).» Mais le plus intéressant, c’était le coup de griffe au gardien champion du monde. Lequel n’a pas souhaité jouer contre Metz. «Honnêtement, j'ai été un peu surpris... On a respecté (son choix) parce qu'il y a des négociations en cours», assène Leonardo, attaquant clairement le manque de professionnalisme d’Areola.

Neymar/PSG, de la friture sur la ligne 
Leonardo a voulu jouer franc jeu au sujet de Neymar. «On doit avoir une relation pour tirer le meilleur du joueur. Or, on va dire la vérité, cette relation n'est pas la plus tranquille qui existe. Aujourd'hui, on a une relation compliquée, il s'est passé des choses qu'on cherche à régler, à discuter», indique-t-il. Le directeur sportif a aussi passé la brosse à reluire, évoquant «un joueur extraordinaire», «un bon garçon», qu’il découvre et dont il apprécie «la manière d’être». Le tout en réaffirmant qu’il a tout fait pour ouvrir «la possibilité de son départ, mais seulement à nos conditions. Conditions qui n'ont jamais été remplies...» Le discours parfait pour essayer de «rattraper» Neymar au cas où il devait rester…

Ousmane Dembélé, le poker menteur
On a un temps cru que Philippe Coutinho était la clé. Il est parti au Bayern. Et Ousmane Dembélé ? C’est le seul Barcelonais qui colle au profil dépeint par Leonardo. Sauf que l’ex-Rennais promet qu’il va rester, et même qu’il n’a jamais été contacté. Idem du côté de son agent. Ce n’est pas exactement la version de Leonardo… «Par rapport à Dembélé, il a su qu'il devait partir peut-être le 27. Alors c'est tout de suite plus compliqué...» Si on lit entre les lignes, Dembélé fait donc partie du package proposé par le Barça. «Mais honnêtement, on n'a ni un non, ni un oui», promet-il, assurant que sans accord de club à club, il ne se serait pas vu démarcher le joueur. On n’est évidemment pas obligé de le croire… On imagine que le PSG, s’il veut vraiment Dembélé, tente par tous les moyens de le convaincre. Notamment via Thomas Tuchel...

Transparence, quelle transparence ?
Joueurs, entraîneurs, dirigeants et agents partagent tous un point commun : on ne peut JAMAIS leur faire intégralement confiance quand il s’agit de transferts en période de mercato. Pas plus les directeurs sportifs. La réaction de Leonardo est tout à fait savoureuse : un confrère lui demande d’être «transparent» au sujet de exigences parisiennes. Un mot qui a bien fait rire le dirigeant de 56 ans (voir ci-dessous)… En résumé, on ne connaîtra peut-être le fin mot de cette histoire que tard lundi soir, à la clôture du mercato estival. D'ici là, chacun jouera sa partition...