Ligue Europa: Lyon imite Monaco et peut rêver en grand

2
©Panoramic

Les Lyonnais rejoignent le Celta Vigo, Manchester United et l’Ajax Amsterdam, également qualifiés pour les demi-finales de la Ligue Europa.

Lyon s’est qualifié pour les demi-finales de la Ligue Europa après avoir dominé Besiktas lors d’une séance de tirs au but (6-7). Les deux équipes s’étaient séparées sur le même score qu’au match aller (2-1). Les Lyonnais rejoignent le Celta Vigo, Manchester United et l’Ajax Amsterdam, également qualifiés.

Cette fois, l’OL est bien rentré dans son match

Après Monaco, au tour de Lyon de s’inviter dans le dernier carré d’une coupe d’Europe. La Ligue Europa en l’occurrence. Et au terme d’un suspense haletant. Vainqueurs à l’aller au terme d’un match agité dans les tribunes (voir par ailleurs) et renversant sur le terrain (2-1), les joueurs du président Aulas ont eu gain de cause au tirs au but jeudi soir, à Istanbul (2-1 ap, 7-6 tab). Des Lyonnais qui sont bien rentrés dans le match, avec beaucoup de sérénité malgré l’ambiance de feu (voir par ailleurs), mais qui concédaient l’ouverture du score, par Talisca (1-0, 28e). Après quelques minutes de flottement, l’OL reprenait sa marche en avant. Et Lacazette remettait égalisait (1-1, 35e), avant de manquer le 2-1 (41e). Talisca lui répondait du gauche (42e).

Du KO dans l’air…

Les Turcs attaquaient la seconde période sur un rythme infernal. Lopes sortait une claquette sublime sur une tête à bout portant de Tosun (55e). Il ne pouvait en revanche rien sur celle de Talisca (2-1, 57e). Pression encore, mais Lacazette était tout près du doublé. Il manquait son duel face à Fabri (62e). De la place pour marquer, il y en avait. Restait à le faire… Après plusieurs minutes de faux-rythme, le match s’enflammait. L’OL était sauvé par son poteau sur un centre-tir de Quaresma (85e), et Besiktas, par Fabri (triple occasion à la 88e) et sa barre (90e). Du KO dans l’air, mais une prolongation sur le terrain. Sans Lacazette, blessé.

… Mais plus de but

Prolongation que les Lyonnais attaquaient bien, plus frais et plus dangereux. Quoique, à la 102e minute, ils étaient sauvés par l’inexplicable maladresse de Talisca, seul au point de penalty. Un miracle. Diakhaby en aurait mérité un, lui qui ratait encore le cadre de la tête (105e). Lopes sauvait de nouveau l’OL face à Tosun (107e), et Fabri faisait de même contre Tolisso (111e). Que d’occasions ! Mais finalement plus de but dans cette partie qui trouvait son épilogue aux tirs au but. Une séance lors de laquelle personne ne semblait vouloir manquer. Jusqu’au septième tireur de Besiktas, Tosic. Mais Jallet manquait à son tour… Lopes contrariait ensuite les plans de Mitrovic et Gonalons, en bon capitaine, donnait le coup de grâce (8-7 tab).

Une ambiance de feu, aucun incident à Istanbul

Des heurts devant le stade, un envahissement de terrain, 45 minutes de retard pour le coup d’envoi… Le match aller s’était déroulé dans des conditions particulières, c’est un euphémisme. Mais il n’y a pas eu de débordement jeudi soir, à la Vodafone Arena. Bien au contraire. Les fans turcs, au nombre de 42.000, ont transformé leur stade en chaudron. Ébouriffant. Ils ont bien entendu hué avec vigueur chaque possession lyonnaise, et chanté comme des possédés le reste du temps afin de pousser leur équipe. De l’électricité dans l’air, oui. De l’hostilité aussi. Mais rien de répréhensible, bien au contraire. Une vraie arène de football.

Sale soirée pour Lacazette

Certes, Lacazette a marqué son but. Mais il a manqué celui du 2-1 à trois reprises, voyant deux de ses tirs repoussés par les montants (41e, 90e) et un autre capté par Fabri (63e). Une sale soirée qui tournait au cauchemar avec la blessure qui le privait de la prolongation (remplacé par Ghezzal). Sans conséquence.