Athlétisme: Hicham El Guerrouj évoque l’épineuse question de dopage au centre d’Ifrane

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Hicham El Guerrouj s’est livré à coeur ouvert à l’AFP. La légende vivante de l’athlétisme marocain a évoqué plusieurs sujet et n’a surtout pas manqué de démentir les rumeurs selon lesquels la ville d’Ifrane est devenu une plateforme de dopage pour les athlètes du monde entier. 

Plusieurs soupçons et rumeurs de dopages pèsent sur la ville d’Ifrane, l’un des sites de préparation des athlètes au Maroc.

En avril dernier, une marathonienne française, Clémence Calvin, qui s’entrainait à Ifrane, a été suspendu pour une affaire de dopage. La Fédé française avait même annuler un stage fédéral qui était prévu dans la ville marocaine.

Plusieurs médias avaient alors avancé que Ifrane est devenu une tournante du dopage pour les athlètes de demi-fond de haut niveau.

Pour El Gerrouj, Ifrane «n’a jamais été une plateforme pour le dopage ». L’ancienne gloire de l’athlétisme marocaine a tenu à balayer d’un revers de main ces rumeurs. «Je veux être clair. Je n’ai jamais rien vu, ni entendu (à propos du dopage à Ifrane) », a indiqué à l’AFP El Gerrouj, retraité depuis 2004.

Et d’ajouter: «Je me suis entraîné à Ifrane pendant plus de 15 ans, je connais la ville parfaitement, j’en connais chaque arbre, chaque recoin. C’est une ville exceptionnelle pour l’entraînement, la meilleure pour l’acclimatation à l’altitude. Ifrane n’a jamais été une plateforme pour le dopage. Ifrane a toujours accueilli des athlètes propres. Nous avons toujours été ouverts au monde extérieur. J’ai accueilli moi-même des athlètes comme Mehdi Baala et d’autres. Ils vivaient avec nous, s’entraînaient avec nous».

 

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Les Mondiaux 2019 de l’athlétisme, qui se déroulent en ce moment à Doha, ont été frappés par la suspension de l’entraîneur américain Alberto Salazar, directeur de l’Oregon Project dont plusieurs athlètes brillent au Qatar.«Le dopage est un fléau qui existe depuis des siècles», assure Hicham El Gerrouj.

C’est comme la criminalité dans le reste de la société. Il faut fournir beaucoup d’efforts pour arrêter ce fléau car c’est un danger pour la santé de nos enfants et pour l’image de notre sport », conclut la légende du demi-fond (quadruple champion du monde et double champion olympique.