Après un enregistrement polémique, Sellami risque la sanction disciplinaire

Un enregistrement audio attribué à Jamal Sellami, actuel coach du Raja de Casablanca, où il accuse tour à tour les instances fédérales et certains dirigeants de club de mener une  «guerre secrète contre le Raja», qui circule depuis quelques jours sur les réseaux sociaux, est finalement tombé aux oreilles de la Fédération royale marocaine de football, qui risque de sévir…

Attribuée à Jamal Sellami, la voix que l’on entend dans l’enregistrement indique que depuis le nul historique obtenu par le Raja lors du derby comptant pour les 8e de finale de la Coupe arabe des clubs champions (4-4 après avoir été menés 4-1 à la 65e minute), le Raja fait l’objet d’une «guerre secrète» de la part de plusieurs réseaux au sein des instances fédérales. De contrôles anti-dopage sur les joueurs, aux erreurs d’arbitrage, en passant par la programmation, tout serait fait pour «mettre des bâtons dans les roues» au club. Des accusations qui ne passent pas.

En effet, le journal Assabah rapporte dans édition du jeudi 23 janvier que la Fédération royale marocaine de football prend l’affaire au sérieux et a demandé l’ouverture d’un dossier disciplinaire auprès de la commission dédiée. Selon un responsable de la Fédération, cité par le média, «l’affaire est compliquée, certains parlent d’une conversation privée qui a été illégalement publiée, d’autres considèrent qu’il s’agit désormais d’une affaire qui engage l’opinion publique. Enfin, il n’y a pas de certitude quant au fait que les paroles émanent de Sellami». Toujours est-il qu’en cas d’authentification de la voix, les choses peuvent se compliquer pour le technicien marocain puisque la remise en cause de la probité des instances est une infraction qui pourrait être retenue en la matière.

Pour rappel, un litige oppose déjà le club vert aux instances fédérales, notamment la Ligue nationale de football professionnel, concernant la programmation du match contre le Difaâ Hassani d’El Jadida (DHJ), auquel le Raja n’a pas participé puisque l’équipe se trouvait en Algérie où elle avait disputé deux matchs, le premier contre le Mouloudia d’Alger pour le compte de la Coupe arabe, et le second contre la Jeunesse sportive de Kabylie (JSK), dans le cadre de la phase de poule de la Ligue des champions de la CAF. Le club ne s’était pas présenté à la rencontre et la commission des programmations ainsi que la Ligue n’ont toujours pas tranché sur le sort réservé à la rencontre.