Sylvester Stallone accusé à son tour d’agression sexuelle sur une adolescente

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L’acteur de Rocky aurait forcé une jeune fille de 16 ans à avoir une relation sexuelle avec lui et son garde du corps à Las Vegas en 1986, selon un rapport de police rapporté par le Daily Mail. «Personne n’a jamais entendu parler de cette histoire avant qu’elle soit publiée», rétorque la porte-parole de l’acteur.

Après Harvey Weinstein, Kevin Spacey ou encore James Toback, c’est au tour de Sylvester Stallone d’être pris dans la tourmente des scandales sexuels. Les faits remontent à 1986. L’«Étalon italien», qui a déjà tourné dans quatre Rocky et deux Rambo à l’époque, est au sommet de sa gloire. Selon les informations du Daily Mail, il aurait usé de son «aura» pour contraindre une jeune fille de 16 ans à avoir des relations sexuelles avec lui et son garde du corps, Michael de Luca.

Le quotidien britannique a eu accès aux rapports de police de l’époque et lève le voile sur le témoignage de l’adolescente il y a 31 ans de cela. Si elle avait alors décidé de ne pas porter plainte car elle était «humiliée et effrayée» et craignait d’éventuelles représailles, le procès-verbal, authentifié par un ancien policier de Las Vegas, est édifiant.

Âgé de 40 ans à l’époque des faits, la légende du cinéma d’action était en plein tournage du film Over the Top (Le Bras de fer , en français) à Las Vegas. L’adolescente, dont l’identité n’a pas été dévoilée, se trouve en vacances dans l’hôtel Hilton de Las Vegas. Elle y rencontre Stallone, dont elle obtient un autographe. Par le biais de son garde du corps, Michael de Luca, l’acteur lui remet les clés de sa chambre. Le soir, la jeune femme s’y rend et commence à avoir des rapports avec l’acteur.

Pas de plainte

D’après le rapport de police, Stallone l‘aurait caressée avant de lui demander si elle avait déjà couché avec deux hommes à la fois. En l’absence de réponse, il aurait fait signe à son garde du corps pour qu’il les rejoigne dans la chambre à coucher. D’après l’adolescente, Michael de Luca l’aurait d’abord violée. Puis la jeune fille aurait été contrainte à une fellation par Stallone.

Juste après les faits, l’acteur l’aurait menacée afin qu’elles n’ébruitent pas les faits, les deux hommes étant mariés. «Elle a indiqué que si la relation sexuelle n’avait eu lieu qu’entre elle et Stallone, elle n’aurait pas porté plainte mais puisque le garde du corps étant impliqué, elle ne savait pas quoi faire», continue l’officier de police dans son rapport. Effrayée, «sous le choc», la jeune fille avait finalement décidé de ne pas porter plainte malgré l’insistance du policier.

Quelques heures après la publication du rapport de police par le Daily Mail, l’acteur, aujourd’hui âgé de 71 ans, a nié les faits par le biais de sa porte-parole Michelle Bega. Elle a déclaré au site TMZ que l’histoire était «ridicule et complètement fausse». «Personne n’a jamais entendu parler de cette histoire avant qu’elle soit publiée. Sylvester Stallone n’a jamais été contacté par les autorités ni par quiconque à propos de cette histoire. Cela n’est jamais arrivé» finit-elle par déclarer.

Ce rapport de police a été établi en 1986, un an seulement avant que la demi-sœur de l’acteur ne le menace de poursuites pour de multiples agressions sexuelles s’étalant sur plusieurs années. Mais l’acteur, au sommet de sa gloire, avait alors conclu un marché avec elle sans en passer par les tribunaux.

Le nom de Sylvester Stallone s’ajoute à la longue liste des «prédateurs» hollywoodiens. Il ne devrait cependant pas subir quelque poursuite judiciaire: la jeune femme n’avait pas porté plainte à l’époque des faits. Faits qui sont d’ailleurs probablement prescrits aujourd’hui. Reste que cette histoire pourrait coûter cher à l’acteur qui s’apprête à réaliser l’épisode 2 de Creed, la suite des Rocky de Creed. Les studios à Hollywood ont déjà prouvé qu’ils voulaient à tout prix dissocier leur image de celles d’éventuels prédateurs sexuels. Kevin Spacey a, par exemple, été tout bonnement «effacé» du dernier film de Ridley Scott.