Patrick Bruel aurait eu des faveurs sexuelles dans des hôtels marocains, affirme une de ses plaignantes

Dans le cadre de l’enquête ouverte en août dernier pour « harcèlement et exhibition sexuels » concernant le chanteur français Patrick Bruel, deux Françaises se sont manifestées ces derniers jours auprès de la justice pour livrer leurs témoignages.

Un massage qui dérape, des paroles et des demandes graveleuses et une tentative de contrainte physique, voici sommairement ce que les deux nouvelles protagonistes auraient rapporté, selon des sources concordantes, relayées par le média français Le Parisien dans un article daté d’hier.

La première femme réside dans le département de la Loire. Elle déclare dans son attestation avoir rencontré le chanteur dans un hôtel à Cannes alors qu’elle y travaillait comme masseuse, en septembre 2008. Le chanteur aurait refuser de porter un sous-vêtement jetable pendant sa séance de spa, rapporte le site. Resté nu, il aurait ensuite réclamé une caresse sexuelle « avec les mains » à la jeune femme, en précisant qu’on lui accordait régulièrement de telles faveurs dans les hôtels marocains, lit-on dans l’article. Il aurait ensuite tenté de passer son bras autour de sa taille, geste que l’employée aurait refusé.

 

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Des faits similaires sont rapportés par la seconde accusatrice qui vit aux îles Baléares (Espagne). En 2011, alors qu’elle avait 25 ans, cette ancienne masseuse aurait été appelée pour un soin dans la chambre de Patrick Bruel à l’hôtel de luxe Eden Rock sur l’île caribéenne de Saint-Barthélemy. La jeune femme raconte que le chanteur a refusé de porter une serviette, plongé la pièce dans la pénombre, réclamé une fellation puis collé son sexe en érection sur l’employée en lui maintenant les mains, apprend-on dans l’article du Parisien.

Pour rappel, l’enquête a débuté le 13 août dernier après le signalement d’une première femme, esthéticienne dans un hôtel près d’Ajaccio (Corse). Elle affirme que l’artiste a eu un comportement déplacé à son encontre lors d’un massage avant un concert sur l’île. Les deux nouvelles accusatrices ont transmis une lettre au parquet d’Ajaccio à la suite de la révélation de l’affaire dans les colonnes du site du Parisien. Selon une première analyse juridique, ces deux nouveaux témoignages, anciens de huit et onze ans, pourraient être couverts par la prescription, rappelle le média.