“Paroles d’Experts” de Faïçal Tadlaoui. Législatives françaises: le 2e tour vu par les candidats Ensemble et NFP au Maroc

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pde français de l'étranger

Le triomphe du Rassemblement national au premier tour des élections législatives en France risque de pousser l’extrême droite aux portes du pouvoir. Au lendemain d’un second tour décisif ce dimanche, que peut-on attendre des différents camps ? Pour tenter d’y voir plus clair, nous avons convié à un débat, Samira Djouadi de la coalition présidentielle Ensemble (ENS) et Olivier Deau, représentant de Karim Ben Cheikh du Nouveau Front Populaire (NFP).

 

Le second tour des élections législatives françaises se tient ce dimanche 7 juillet 2024. Les Français établis à l’étranger ont commencé à voter sur Internet mercredi et jeudi, en attendant le vote physique dans les consulats dimanche.

C’est le cas dans la 9e circonscription, qui couvre le Maghreb, donc le Maroc, et une grande partie de l’Afrique de l’Ouest. Au total, 155.000 électeurs sont ainsi appelés aux urnes.

Pour ce second tour, on retrouve Karim Ben Cheickh, député sortant du NFP, qui a recueilli 51,57% des suffrages soit 18.505 voix alors que  Samira Djouadi, Ensemble pour la République de la coalition présidentielle a obtenu 5.634 voix.

Elodie Charron, la candidate d’extrême droite se classe 3e, avec tout de même des résultats très corrects à Casablanca (638 votes), Agadir (301 voix) et à Marrakech (527 votes).

“On est entachés pas ce score du RN dans la 9e circonscription”, soulève Samira Djouadi qui s’inquiète de la montée du mouvement d’extrême droite sur les terres africaines.

Réagissant aux résultats du 1er tour en France, Olivier Deau, représentant du Nouveau Front populaire rejette la faute sur le camp macroniste : “C’est la chronique d’un désastre annoncé”, assène-t-il suite à “cette initiative hasardeuse du président de la République de dissoudre l’Assemblée”. Un pari dangereux qui a eu pour conséquence de pousser le RN aux portes du pouvoir.

Pour rappel, un siège est à pourvoir dans cette 9e circonscription qui englobe les pays du Maghreb et d’Afrique de l’Ouest (hors Bénin, Ghana, Togo et Nigeria) et représente quelque 170.000 personnes inscrits auprès des consulats français.

“Au final, notre circonscription, ce sont 45 bureaux de votes pour 130.000 électeurs pour un territoire qui représente 20 fois la France”, précise Deau.

Comment expliquer le faible taux de participation alors ? Des problèmes géographiques et d’accessibilité aux bureaux de vote selon le candidat de gauche, alors que la candidate macroniste estime que les électeurs ne se sentent pas représentés et n’ont pas, hélas, la culture du vote.

La tension monte d’un cran lorsque le sujet du RN et celui des binationaux est abordé, et chaque camp se renvoie la balle avant que notre animateur ne calme le jeu. En vain…

Les pronostics pour ce dimanche ? El là encore, Samira Djouadi démarre au quart de tour pour dénoncer le bilan du candidat sortant et affirmer comprendre la colère des électeurs… sans expliquer la sienne. Alors, qui votera, verra !

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