Yémen: des dizaines de rebelles tués dont un émir de Daech dans un raid

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Un raid aérien de la coalition sous commandement saoudien a tué des dizaines de rebelles, dont un dirigeant du groupe jihadiste et trois autres membres de l’organisation, hier soir à Sanaa, la capitale yéménite.
Le nouveau raid aérien a été mené vendredi soir dans la capitale yéménite Sanaa aux mains des rebelles, selon la télévision d’Etat saoudienne Al-Ekhbariya. Les rebelles Houthis ont confirmé la frappe sans autres détails.
Saleh Nasr Fadl al-Bakhshi, « émir » de la branche du groupe dans les régions d’Aden et d’Abyane, a péri dans une autre opération contre un repaire de Daech dans le nord d’Aden, la ville sudiste où siège le pouvoir central, a précisé à l’AFP un responsable de la police.
Les troupes gouvernementales, aidées d’une coalition militaire commandée par l’Arabie saoudite voisine, sont en guerre contre les rebelles Houthis qui se sont emparés depuis 2014 de vastes pans du territoire dont la capitale Sanaa.
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La chaîne de télévision à capitaux saoudiens Al-Arabiya a donné un bilan de plus de 50 morts dans ce raid qui a visé, selon elle, un bâtiment du ministère de l’Intérieur contrôlé par les rebelles Houthis soutenus par l’Iran, rival de l’Arabie saoudite. La chaîne d’État saoudienne El-Ekhbariya a indiqué qu’au moins deux chefs rebelles Houthis figuraient parmi les morts.
En riposte, semble-t-il, les rebelles ont dit avoir tiré huit missiles en direction du territoire saoudien aujourd’hui. Mais les autorités saoudiennes ont affirmé avoir intercepté quatre missiles au dessus de la ville frontalière de Jizan.
Funérailles d’un haut responsable
Cette frappe aérienne a été annoncée le jour où sont prévues à Sanaa les obsèques du plus haut responsable politique Houthi, Saleh al-Sammad, tué le 19 avril dans un raid ciblé revendiqué par la coalition. Selon Al-Arabiya, la réunion visée vendredi soir à Sanaa avait justement pour but de préparer la cérémonie de funérailles, en présence de partisans de la rébellion.
Profitant du chaos engendré par la guerre, Daech s’est implanté au Yémen, notamment dans le sud. L’organisation a revendiqué de nombreux attentats meurtriers notamment à Aden.
Le réseau Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa) est également présent depuis plusieurs années au Yémen, où il renforcé son influence à la faveur de la guerre qui a fait près de 10.000 morts depuis 2015.
Les deux groupes jihadistes rivaux ont été la cible d’attaques américaines de drone dans le pays.