Yémen: 128 rebelles Houthis détenus par l’Arabie saoudite libérés

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Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé jeudi la libération de 128 rebelles yéménites Houthis détenus en Arabie saoudite, au moment où les efforts se multiplient pour mettre fin à la guerre qui ravage le Yémen.

Une coalition sous commandement saoudien intervient au Yémen depuis 2015 pour appuyer les forces loyales au gouvernement face aux Houthis qui s’étaient emparés de la capitale Sanaa et d’autres régions du pays.

« Aujourd’hui (jeudi), nous rapatrions 128 détenus d’Arabie saoudite vers Sanaa », a indiqué sur Twitter la délégation du CIRC au Yémen.

« Nous sommes heureux que les considérations humanitaires soient prises en compte dans l’intérêt des familles qui attendent le retour de leurs proches », a ajouté l’organisation.

La coalition dirigée par Ryad avait fait état mardi de la libération prochaine de 200 prisonniers Houthis.

L’annonce de jeudi fait suite à une baisse des attaques menées par les rebelles contre l’Arabie saoudite voisine et les déclarations début novembre d’un responsable saoudien évoquant l’existence d’un « canal » de discussions avec les Houthis pour mettre fin à la guerre.

 

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Lundi, huit rebelles ont toutefois été tués dans des raids aériens de la coalition à Hodeida, dans l’ouest du pays, selon des responsables locaux.

Les belligérants au Yémen avaient accepté d’échanger 15.000 prisonniers dans le cadre d’un accord signé en 2018 en Suède sous l’égide de l’ONU, dont toutes les mesures n’ont pas encore été appliquées.

La coalition a libéré huit prisonniers Houthis en janvier dernier et les rebelles 290 combattants de la coalition en septembre.

La guerre au Yémen a tué, selon diverses organisations humanitaires, des dizaines de milliers de personnes, essentiellement des civils, depuis l’intervention en 2015 de l’Arabie saoudite et ses alliés.

Environ 3,3 millions de personnes sont toujours déplacées et 24,1 millions, soit plus des deux tiers de la population, ont besoin d’assistance, selon l’ONU qui évoque régulièrement la pire crise humanitaire en cours dans le monde et dénonce les « crimes de guerre » commis par toutes les parties.