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    Numéro dépôt légal : ص 2018/22

    Un haut responsable américain a rencontré vendredi à Tunis le président Kais Saied pour l’exhorter à nommer de façon urgente un nouveau Premier ministre et à remettre son pays sur les rails d’une démocratie parlementaire, a fait savoir dans un communiqué la Maison Blanche.

    A quoi M. Saied a répondu, dans un autre communiqué, qu’il n’y avait « pas lieu de s’inquiéter au sujet de la liberté, la justice et la démocratie ».

    Jon Finer, adjoint du conseiller à la Sécurité nationale américain Jake Sullivan, a transmis un message de Joe Biden au président Saied, qui s’est octroyé les pleins pouvoirs.

    Ce message « exhorte à un retour rapide de la Tunisie sur la voie de la démocratie parlementaire ». M. Finer a par ailleurs insisté sur « le besoin urgent de nommer un Premier ministre qui formerait un gouvernement compétent capable de s’attaquer aux crises économique et sanitaire actuelles en Tunisie ».

    De son côté, M. Saied a indiqué de nouveau que les « mesures exceptionnelles » qu’il avait prises le 25 juillet, s’inscrivaient « dans le cadre de l’application de la constitution et répondent aux attentes du peuple sur fond de crises politique, économique et sociale », selon un communiqué de la présidence tunisienne.

    « Il n’y a pas lieu de s’inquiéter au sujet de la liberté, la justice et la démocratie », a-t-il dit, selon la même source.

    M. Saied a instauré le 25 juillet un régime d’exception et a suspendu le Parlement, en affirmant vouloir « sauver » son petit pays du Maghreb, rongé par des mois de blocages politiques et un nouveau pic meurtrier de Covid-19.

    Mais, presque trois semaines après, le retour à un fonctionnement normal des institutions se fait attendre et la communauté internationale s’inquiète de voir la Tunisie, berceau des printemps arabes, régresser vers l’autoritarisme.

    Début août, les Etats-Unis avaient déjà souligné « le besoin crucial pour les dirigeants tunisiens d’esquisser un retour rapide à la voie démocratique de la Tunisie ».

    Le président tunisien tarde toutefois à nommer un chef de gouvernement et à dévoiler son programme, suscitant l’inquiétude de partis politiques et d’organisations nationales qui réclament une « feuille de route ».

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