Vidéo. Zineb El Rhazoui appelle à tirer à balles réelles sur les jeunes des cités en France

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Capture d'écran. DR

La journaliste maroco-française Zineb El Rhazoui crée une nouvelle fois la polémique pour ses propos tenus sur le plateau de C News dans l’émission « C’est l’heure des pros » présentée par Pascal Praud. 

Qualifié par certains médias de dérapage, cet énième discours choc d’El Rhazoui a enflammé la Toile à la suite de sa diffusion ce mardi 5 novembre. Faisant référence aux « événements de Mantes-la-Jolie », Zineb El Rhazoui a déclaré qu’ « il faut que la police tire à balles réelles dans ces cas-là ».

Pour rappel, de violents affrontements entre une centaine de jeunes et des policiers dans le quartier sensible du Val Fourré à Mantes-la-Jolie ont eu lieu le 24 octobre dernier. Le gouvernement a parlé de « guet-apens organisé » contre les policiers qui ont été la cible de nombreux jets de projectiles, tirs de mortier d’artifice et de cocktails molotov.

 

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Ainsi, pour contrer ces « racailles », « barbares », l’ancienne journaliste de Charlie Hebdo plaide pour la possibilité accordée aux policiers de tirer à balles réelles dans ce genre de situations, citant en exemple « la police américaine » qui « aurait tiré à balles réelles pour bien moins que ça ». Un discours qui a indigné les autres invités, jusqu’au journaliste Pascal Praud, pourtant connu lui aussi pour ses positions très critiquées.

« Attendez! Je suis garant de ce qu’il se dit sur ce plateau. Je vous mets en garde sur ce que vous avez dit, Zineb », a déclaré le présentateur, recadrant le débat. « Il ne sera pas dit sur ce plateau ou sur l’antenne de C News qu’il faut tirer à balles réelles sur les manifestants. Les choses sont extrêmement claires ».

 

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Les autres débatteurs ont abondé en ce sens. « Dans une démocratie normale, on ne tire pas à balles réelles sur la foule, je suis désolé. Dans n’importe quelle démocratie, on ne fait pas ça », s’est insurgé son confrère Gérard Leclerc. « Nous sommes en France et pas aux Etats-Unis, et encore heureux », s’est exclamée de son côté l’avocate Sophie Obadia.