Vidéo. Des militants de Greenpeace tirent un feu d’artifice dans une centrale nucléaire

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Les membres de l’association environnementale se sont introduits ce jeudi matin sur le site de Cattenom en Moselle. Ils ont été stoppés par la gendarmerie et n’ont pas pu atteindre la zone nucléaire, selon EDF.

Après le survol en parapente, les banderoles ou les projections d’images, Greenpeace a choisi le spectacle pyrotechnique pour dénoncer la mauvaise sécurité des centrales nucléaires. Des membres de l’organisation se sont introduits ce jeudi matin vers 5h30 sur le centre nucléaire de production électrique (CNPE) de Cattenom en Moselle, et y ont tiré un feu d’artifice à proximité d’un bâtiment, et non loin d’un des réacteurs. L’association affirme ce matin avoir tiré un feu d’artifice «au pied de la piscine de combustible usagé», photos à l’appui. Sur France Info, Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire chez Greenpeace, déclarait ce matin que le spectacle avait duré «deux minutes et trente secondes», avant des gendarmes n’arrêtent les militants.

L’objectif? «Dénoncer la fragilité et l’accessibilité de ces bâtiments pourtant chargés de radioactivité» selon Greenpeace. la centrale de Cattenom a été ouverte en 1979, et des travaux ont été entrepris ces dernières années pour prolonger son exploitation au-delà de 2022.

L’opération a lieu deux jours après la publication d’un rapport alarmiste de l’organisation sur la sécurité nucléaire, qui porte notamment sur la sécurité des piscines de refroidissement, dont les murs ne font guère plus de 30cm d’épaisseur. Yves Mariganc, un des rédacteurs du rapport, indiquait notamment au Parisien, que «l’évolution du risque terroriste en quarante ans change tout» et que la France ne s’est pas adaptée à la menace.

 

EDF assure que les militants n’ont pas eu accès à la «zone nucléaire»

EDF, qui exploite la centrale, a réagi publiquement deux heures après l’incident, en annonce sur Twitter la venue de «militants Greenpeace sur site». Le fournisseur d’électricité a ensuite précisé que les militants de Greenpeace, qui se sont fait une spécialité de ce genre d’intervention médiatique, n’avaient «pas eu accès à la zone nucléaire». L’action n’aurait ainsi pas eu «d’impact sur la sûreté des installations.»

Selon France Bleu Lorraine Nord, les riverains du site décrivent un déploiement conséquent des forces de l’ordre. Les salariés d’EDF seraient en outre actuellement bloqués hors de l’enceinte de la centrale nucléaire (la centrale emploie plus de mille personnes à Cattenom).