Vidéo. Un militaire attaqué à Paris par un homme armé d’un couteau

1176

VIDÉO – L’assaillant a attaqué un militaire de l’opération Sentinelle qui patrouillait à la station de métro Châtelet à Paris, vendredi vers 6h30. Aucun blessé n’est à déplorer, selon la Préfecture de police.

Un homme armé d’un couteau a attaqué un militaire de l’opération Sentinelle en patrouille à la station de métro Châtelet à Paris vendredi vers 6h30, sans faire de blessé, a indiqué la Préfecture de police. Selon les premiers éléments de l’enquête, confiée à la brigade criminelle de la police judiciaire, l’assaillant, rapidement maîtrisé par le militaire, aurait tenu des propos faisant référence à Allah. L’individu ne serait pas connu des services de police.

«Nous n’en savons pas plus sur les intentions de l’agresseur», a déclaré la ministre des Armées, Florence Parly, sur Europe 1. «L’homme a été maîtrisé, c’est la preuve du professionnalisme et de l’efficacité des soldats de Sentinelle dans cette mission de protection», a-t-elle ajouté. L’enquête a été confiée à la brigade criminelle de la police judiciaire.

«Evolution» du dispositif Sentinelle

«Cette nouvelle attaque légitime pleinement ce que nous voulons faire, c’est-à-dire rendre ce dispositif encore plus imprévisible, encore plus indécelable pour les agresseurs potentiels», a poursuivi Florence Parly. Face aux attaques visant régulièrement des militaires de Sentinelle, le gouvernement a annoncé jeudi une «évolution» du dispositif, qui mobilise 7000 militaires et 10.000 en cas de crise.

Il s’agit de la septième attaque contre des militaires de la force Sentinelle, mise en place dans le cadre du plan Vigipirate après les attentats de janvier 2015. La dernière en date a fait six blessés parmi un groupe de militaires percutés le 9 août par une voiture à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).

Face aux attaques visant régulièrement des militaires de Sentinelle, le gouvernement a annoncé jeudi une «évolution» du dispositif. Un total de 7000 militaires restera mobilisé (10.000 en cas de crise) mais ils devront désormais agir avec plus de «flexibilité», de «réactivité» et de façon «moins prédictible» pour être plus efficaces, avait-on expliqué jeudi au ministère des Armées.

Ce remaniement poursuit une évolution déjà engagée depuis plusieurs mois, avec le passage de gardes statiques devant des bâtiments sensibles à des patrouilles plus mobiles.