Vidéo. Algérie: «Bouteflika a le désir de se représenter»

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Farouk Ksentini, avocat algérien et ex-président de la Commission nationale consultative pour la protection et la promotion des droits de l’Homme (CNCPPDH), estime que le président algérien Abdelaziz Bouteflika souhaite se présenter à sa réélection:

«J’ai rencontré la semaine dernière le président Abdelaziz Bouteflika. Nous avons discuté pendant une heure. C’est la quatrième fois que je le rencontre cette année. Je le connais depuis plus de trente ans. J’ai constaté qu’il a un grand désir de se représenter pour un cinquième mandat. C’est son droit et nous le soutenons. La Constitution ne l’empêche pas de se présenter pour un autre mandat. Il faut que le choix des urnes soit respecté. Je connais bien le président. Il veut rester au service de son pays et à sa disposition jusqu’à la mort», a confié Ksentini à TSA Arabi.

Début octobre, plusieurs personnalités algériennes respectées ont estimé qu’Abdelaziz Bouteflika « n’est plus en mesure de diriger » l’Algérie et appelaient à empêcher sa candidature à un 5e mandat en 2019. Le président algérien, 80 ans, est affaibli par les séquelles d’un accident vasculaire cérébral (AVC) survenu en 2013 qui a sérieusement affecté son élocution et sa mobilité, suscitant de constantes spéculations sur son état de santé en Algérie.

Au pouvoir depuis 1999, Bouteflika, qui n’apparaît plus que rarement en public, a néanmoins été réélu en 2014 – un record de longévité à la tête de l’Algérie – et son entourage évoque publiquement sa candidature à un cinquième mandat en 2019.

« Le chef de l’Etat actuel, très lourdement handicapé, n’est manifestement plus en mesure de continuer à diriger le pays, avaient estimé dans un communiqué commun Ahmed Taleb Ibrahimi, ex-ministre des Affaires étrangères et candidat à la présidentielle en 1999, l’avocat Ali Yahia Abdenour, ancien ministre et doyen des militants des droits de l’Homme en Algérie, et le général en retraite Rachid Benyelles, ancien chef des forces navales.