Vidéo. A la fête de l’Huma, Mélenchon défend la Nupes face aux réserves de Roussel et Ruffin

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Le chef de la coalition de gauche française Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale (NUPES) et du parti de gauche La France Insoumise (LFI) Jean-Luc Mélenchon s'adresse à la presse après un débat dans le cadre du festival de musique annuelle "Fête de l'Humanité" organisé par le journal communiste français L'Humanité à La Base 217, le 10 septembre 2022. Crédits photo: Thomas Samson / AFP

« Arrêtons les jérémiades » sur la Nupes: Jean-Luc Mélenchon a défendu sa stratégie samedi pour son retour après six ans d’absence à la fête de l’Humanité dans l’Essonne, alors qu’un débat réunissant les dirigeants des partis de gauche dans l’après-midi doit aborder l’avenir de la coalition.

Aux réserves émises et répétées depuis la présidentielle par l’Insoumis électron libre François Ruffin à l’encontre du chef de LFI, se sont ajoutées les critiques du chef communiste Fabien Roussel vendredi.

Alors Jean-Luc Mélenchon a voulu siffler la fin de la récréation, samedi devant les centaines de personnes venues l’écouter à l’Agora, la plus grande scène de débat de la fête, où une journaliste de l’Humanité l’interrogeait.

« Je demande qu’on arrête les jérémiades, (…) nous avons avancé et marqué des points », a tonné l’ancien candidat à la présidentielle (22%).

Fabien Roussel a dit vouloir « parler autant aux Français des champs » qu’à ceux des villes, et a prôné « une gauche du travail, et pas des allocs » qui à ses yeux écoeure les ouvriers? Jean-Luc Mélenchon a assuré: « Nous sommes devenus le premier parti des chômeurs, précaires, jeunes de moins de 35 ans, des centres urbains, nous sommes le peuple des humiliés et opprimés ».

L’Insoumis a argué que la Nupes a « gagné le premier tour des législatives » et a pointé la responsabilité « de la droite qui a préféré voter blanc ou s’abstenir pour laisser passer un facho » au second tour.

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Sur les « allocs », Mélenchon s’est insurgé: « Ca ne veut rien dire que le système est généreux, ce sont les travailleurs qui par la solidarité de l’assurance chômage » le garantissent.

Pas question, non plus, de changer de ligne sur la défense des quartiers: « On ne peut avancer que dans la bataille contre le racisme et l’islamophobie ».

Jean-Luc Mélenchon s’est étonné: « C’est énorme ce qu’on a fait, vous autres les communistes vous devez y penser plus fort que les autres, c’est la victoire de la ligne stratégique décidée ensemble en 2012 et mise en commun en 2017 », les deux élections présidentielles où il a pu jouir du soutien du PCF.

« Voix singulière »

François Ruffin, qui avait lancé le débat en rapportant avoir entendu sur sa circonscription de la Somme des critiques sur une gauche perçue comme soutien des « assistés », a lui aussi critiqué Fabien Roussel.

« Opposer +la France qui bosse+ à +la France des allocs+, ce n’est pas le combat de la gauche, ce ne sont pas mes mots », a-t-il tweeté. « Cette fracture existe dans une partie des classes populaires: il ne faut pas y être sourd. Mais c’est pour la combattre. Que les gens dans les campagnes, dans les bourgs, dans les quartiers, ne se comparent plus à leur voisin, leur cousin, mais à ceux qui se gavent sur leur dos ».

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La controverse devrait rebondir lors du débat sur le thème « La gauche est-elle prête à conquérir le pouvoir? », organisé à la fête à 16H00 entre Roussel et ses homologues chefs de parti: Olivier Faure pour le PS, Julien Bayou pour EELV et Mathilde Panot, présidente du groupe des députés LFI. Le secrétaire national du PCF a en tout cas averti dès vendredi qu’il « continuera à porter une voix singulière ».

Le but du PCF de Fabien Roussel, « ce n’est pas se différencier, mais on ne veut pas être inclus dans LFI », assurent à l’AFP dans les travées de la fête, Roland et Michelle, retraités et militants communistes de l’Essonne.

Ils soulignent néanmoins tenir à la Nupes, qui a permis d’élire « beaucoup de députés de gauche ». « Et pour l’instant ça tient, les partis sont sur la même longueur d’ondes et il faut que ça dure ».

Ils auront peut-être l’occasion de s’arrêter aux stands de LFI, d’EELV et du PS, absents ces dernières années. « Je n’ai jamais connu de stand PS à la fête de l’Humanité », a relevé avec le sourire Olivier Faure.

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