USA: prime de 75.000 dollars pour retrouver le poseur de bombes artisanales du Capitole

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La police fédérale américaine a augmenté jeudi à 75.000 dollars sa prime pour toute information aidant à identifier l’individu ayant placé deux bombes artisanales lors de l’assaut sur le Capitole à Washington le 6 janvier.

Cette personne, que l’on peut voir sur une vidéo de surveillance vêtue d’un sweat à capuche gris et portant des gants, le visage caché par un masque, aurait placé les engins à l’extérieur des bâtiments abritant les bureaux des partis démocrate et républicain, près du Capitole.

Les bombes n’ont pas explosé, mais ont été considérées comme étant le signe d’une possible planification de l’assaut et de la gravité de la menace contre le Capitole de la part des partisans du président d’alors, Donald Trump.

Des analystes, dont l’ancien chef de la police du Capitole, soupçonnent ces engins d’avoir été mis au point pour servir de diversion, afin d’éloigner les forces de l’ordre pour que les assaillants puissent envahir le Capitole.

L’annonce du FBI laisse entendre que la police fédérale n’a pas encore de pistes sur l’identité de la personne.

La prime avait d’abord été fixée à 50.000 dollars.

Le FBI évoque notamment les chaussures du suspect, des baskets Nike Air Max Speed Turf, relativement rares, et qui pourraient provenir d’une récente réédition.

Des centaines de personnes pourraient être poursuivies pour l’attaque du 6 janvier. Ce jour-là, des partisans de Trump, chauffés à blanc par le refus du milliardaire républicain de reconnaître sa défaite à la présidentielle, avaient pris d’assaut ce lieu hautement symbolique. Les violences ont fait cinq morts et choqué l’Amérique et le monde.

Le gouvernement fédéral a pour l’instant inculpé une centaine de personnes, selon le décompte du programme sur l’extrémisme de l’université George Washington: 102 hommes et 15 femmes venant de 35 Etats américains et Washington.

Plusieurs d’entre elles ont été identifiées grâce à des publications sur les réseaux sociaux, notamment des vidéos que des assaillants eux-mêmes ont diffusées.