Une Marocaine se voit refuser la nationalité espagnole faute « d’intégration »

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Résidant à Ceuta depuis 2009 et marié à un Espagnol, une Marocaine s’est vue refuser la nationalité espagnole par le tribunal national. Les motifs avancés sont « la non justification d’un niveau de diplôme suffisant » et « une connaissance pauvre et superficielle » de la langue, ainsi que de la géographie, des institutions et des coutumes espagnoles. 

C’est le quotidien El Faro de Ceuta qui relate l’affaire dans sa livraison du 5 janvier 2019. La jeune femme de 36 ans avait déjà formé un recours contre une précédente résolution du ministère de la justice lui attribuant de « graves lacunes en matière d’intégration ».

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La requérante est demandeuse d’emploi et mère d’enfants scolarisés en Espagne, témoignant de son implication au sein du pays ibérique. « La requérante s’exprime difficilement en espagnol (…) et n’a pas répondu avec la rigueur minimum requise aux questions les plus élémentaires posées à l’examen », déclare le tribunal qui juge « difficile de considérer l’intégration sociale » de la jeune femme.

Il ajoute que cet examen est « à la portée de toute personne impliquée dans le pays, ne serait-ce que par la consultation des médias et ce résultat dénote d’une ignorance inacceptable ».
Le juge reproche à la requérante de ne pas connaître les droits et les devoirs des Espagnols, de présenter des failles importantes dans la connaissance de la culture et de l’histoire espagnoles. « Elle sait qui est Miguel de Cervantès et Don Quichotte, mais elle a une approche très élémentaire des institutions », constate le tribunal. La jeune femme pourra faire appel.