Un Tunisien, garde du corps présumé de Ben Laden, expulsé d'Allemagne

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Un Tunisien, présenté par les médias comme étant un ancien garde du corps d’Oussama Ben Laden, a été expulsé d’Allemagne et remis à la Tunisie vendredi, a annoncé une porte-parole du ministère allemand de l’Intérieur.
« Je peux confirmer que Sami A. a été reconduit ce matin en Tunisie et a été remis aux autorités tunisiennes« , a indiqué Annegret Korff, alors qu’il avait été interpellé fin juin en vue de son extradition.
Cette reconduite en Tunisie est intervenue bien qu’un tribunal de Gelsenkirchen, dans la Ruhr, ait ordonné jeudi soir en référé qu’il ne soit pas expulsé en attendant l’examen approfondi de son dossier.
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Mais selon un porte-parole du tribunal interrogé par l’agence allemande dpa, le tribunal n’a informé les services allemands d’immigration que vendredi matin par fax de cette décision.
Entre temps, l’homme âgé de 42 ans, et arrivé en Allemagne pour la première fois en 1997, avait déjà été renvoyé vers la Tunisie.
La porte-parole du ministère de l’Intérieur a insisté sur le fait que cette expulsion relevait de la compétence du ministère régional de l’Intérieur de Rhénanie du Nord-Westphalie, Land dans lequel le Tunisien était installé, alors qu’elle était interrogée sur le fait de savoir s’il devrait maintenant être ramené en Allemagne.
Une expulsion repoussée depuis plusieurs années
L’Office allemand des migrations avait levé fin juin une interdiction d’expulsion à son encontre, rendant ainsi son renvoi vers la Tunisie possible. Mais ce dernier avait déposé un recours en justice contre cette décision.
Son expulsion a longtemps été bloquée par la justice allemande en raison des risques de torture qu’il encourait s’il venait à être remis aux autorités tunisiennes.
Marié et père de famille, cet homme vit depuis 2005 à Bochum, dans l’ancien bassin industriel de la Ruhr. En avril, il avait été classé comme personne dangereuse par les autorités régionales de Rhénanie du Nord-Westphalie.
En 2015, une cour de justice allemande avait jugé que Sami A. avait soutenu Al-Qaïda et participé à la fin des années 1990 à un entraînement militaire dans un camp de l’organisation en Afghanistan.
Durant cette période, il aurait de manière intermittente été garde du corps de l’ancien chef d’Al-Qaïda, tué en 2011 par les Américains.
L’intéressé avait nié ces affirmations et assuré avoir suivi une formation religieuse au Pakistan durant cette période.
Un demandeur d’asile afghan avait été expulsé d’Allemagne l’an dernier avant d’y être ramené en raison d’une décision de justice interdisant son expulsion. Il a depuis obtenu le statut de réfugié.