Un haut responsable américain en visite à Alger

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Le secrétaire d’Etat américain adjoint pour le Proche-Orient et l’Afrique du Nord, David Schenker, se trouve jeudi à Alger pour une visite axée sur la situation au Maghreb, dans le cadre d’une tournée régionale.

Sa visite sera l’occasion de « renforcer le dialogue et la concertation entre l’Algérie et les Etats-Unis sur les questions bilatérales ainsi que régionales et internationales d’intérêt commun, notamment le Sahara occidental, la situation en Libye et au Sahel », précise le ministère algérien des Affaires étrangères dans un communiqué.

Arrivé mercredi soir à Alger après s’être rendu en Jordanie, David Schenker a été reçu jeudi par le chef de la diplomatie algérienne Sabri Boukadoum.

Sa visite de 48 heures s’inscrit dans un contexte régional tendu, avec les conflits en Libye et au Sahel, ainsi que la reprise en novembre des hostilités dans la région disputée du Sahara occidental entre l’armée marocaine et le Front Polisario indépendantiste, soutenu par Alger.

M. Schenker est accompagné par la secrétaire à l’US Air Force (USAF), Barbara Barrett, et le chef de l’USAF en Europe et Afrique, le général Jeffrey Harrigian, a précisé l’ambassade des Etats-Unis en Algérie.

Après l’Algérie, il doit se rendre au Maroc.

Cette visite intervient trois mois après la tournée régionale du ministre américain de la Défense Mark Esper — limogé depuis par Donald Trump — qui visait à renforcer la coopération militaire avec les pays de la région dans la lutte contre les jihadistes et la sécurité en Afrique du Nord, en Libye et au Sahel.

Si l’instabilité en Libye et au Sahel est un sujet de préoccupation mutuelle pour Alger et Washington, la reconnaissance par les Etats-Unis de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, en contrepartie d’une normalisation des relations de Rabat avec l’Etat hébreu, a été vivement critiquée par Alger.

Le Premier ministre algérien Abdelaziz Djerad avait notamment dénoncé en décembre « une volonté de +l’entité sioniste+ (Israël, NDLR) de se rapprocher » des frontières de son pays.

La décision américaine sur le Sahara occidental alimente de nouvelles tensions entre les deux Etats voisins, l’Algérie affirmant que son soutien aux Palestiniens et aux Sahraouis du Front Polisario restait inchangé.