Un ancien wali d’Alger de nouveau condamné pour corruption

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l'ancien wali (préfet) d'Alger, Abdelkader Zoukh. DR

La justice algérienne a condamné mardi l’ancien wali (préfet) d’Alger, Abdelkader Zoukh, à quatre ans de prison ferme pour corruption, dans une nouvelle affaire le liant à l’ancien patron des patrons, Ali Haddad. 

M. Zoukh a été condamné par le tribunal de Tipaza (ouest d’Alger) à « quatre ans de prison ferme » et « une amende d’un million de dinars algériens » (environ 6.000 euros), pour « l’octroi d’indus avantages et abus de fonction en faveur d’Ali Haddad », selon l’agence de presse officielle APS.

Le parquet avait requis une peine de dix ans de prison.

Il est reproché à l’ancien haut responsable de la préfecture d’Alger d’avoir octroyé des privilèges « douteux » à M. Haddad, ancien dirigeant de la principale organisation patronale en Algérie et PDG d’ETRHB, la première entreprise privée du BTP du pays, attributaire de gigantesques contrats publics.

Des privilèges, tels que l’octroi d’assiettes foncières et de terrains agricoles qui ont « causé d’énormes pertes en termes de foncier agricole, industriel et touristique ainsi qu’au Trésor public », selon l’APS.

 

Déjà condamné dans deux autres affaires

 

Ancien proche du président déchu Abdelaziz Bouteflika, Ali Haddad purge lui-même une lourde peine de prison pour des affaires de corruption.

Début décembre, M. Zoukh avait déjà été condamné dans deux autres affaires.

Il avait écopé de cinq ans de prison ferme pour l’octroi de privilèges à la famille d’Abdelghani Hamel, l’ancien patron de la police, et de quatre ans de prison ferme dans une affaire similaire en lien avec la famille Mahieddine Tahkout, possédant l’un des plus importants réseaux de concessionnaires automobiles en Algérie.