Turquie: Plus de 50 mille personnes arrêtées depuis le putsch raté

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Un total de 50.510 personnes ont été arrêtées pour liens avec l’Organisation Fethullahist Terrorist (FETÖ), accusée d’être derrière la tentative de coup d’Etat de juillet 2016, selon les données du ministère turc de la Justice.

Parmi ces personnes interpellées, il y a 169 généraux, 7.098 colonels et soldats de rang inférieur, 8.815 membres du département de police, 24 gouverneurs, 73 gouverneurs adjoints, 116 gouverneurs de district, 2. 431 magistrats et 31.784 autres suspects, selon un décompte du ministère annoncé à l’occasion de la commémoration du premier anniversaire de ce putsch militaire avorté. Sur les 2.431 magistrats arrêtés, 2.280 étaient des juges et des procureurs, 105 étaient membres de la Cour suprême d’appel, 41 membres du Conseil d’État, deux de la Cour constitutionnelle et trois membres du Conseil suprême des juges et procureurs (HSYK).

Le ministère a également précisé que 169.013 soupçonnés de liens avec FETÖ n’ont pas encore fait l’objet d’une procédure depuis le coup d’Etat de l’an dernier. A ce jour, 169.013 suspects ont fait l’objet d’une enquête ou ont été poursuivis dans le cadre des enquêtes sur le coup d’Etat manqué dont 43.404 ont été libérés. Parmi les 8.087 personnes recherchées pour les mêmes motifs et qui sont actuellement en fuite, 152 soldats, 392 policiers, trois gouverneurs adjoints, neuf gouverneurs de district, 265 membres de la magistrature et 7.266 autres suspects. Par contre, quelque 48.439 personnes, dont 3.046 soldats, 5.024 policiers, neuf gouverneurs, 27 gouverneurs adjoints, 73 gouverneurs de district, 1.219 magistrats et 39.041 autres suspects ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire, a noté le ministère. Les autorités turques accusent le mouvement de Fethullah Güllen (FETÖ) d’avoir infiltré les institutions de l’Etat particulièrement l’armée, la police et le pouvoir judiciaire.

Le Premier ministre turc Binali Yildirim a annoncé, mercredi, la formation d’une commission qui devra entamer, dès lundi prochain, l’examen des appels de fonctionnaires licenciés dans le cadre de l’état d’urgence post-putsch militaire avorté. Depuis le lancement de la grande purge pour « épurer les institutions de l’Etat » des sympathisants de Fethullah Gülen, qui vit en exil volontaire en Pennsylvanie (USA), plus de 100.000 personnes ont été limogées ou suspendues de leurs fonctions de différentes ministères et institutions de l’Etat mais également du secteur privé.