Thaïlande: sept garçons ont pu être sauvés de la grotte inondée

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AFP PHOTO / LILLIAN SUWANRUMPHA

VIDÉO – Les sauveteurs ont réussi ce lundi à extraire un cinquième, puis un sixième et un septième adolescent de la grotte en partie inondée, alors que six jeunes autres footballeurs et leur entraîneur sont encore pris au piège. La veille, l’extraction réussie de quatre garçons avait redonné espoir aux familles.
 

Leur calvaire entre dans son dix-septième jour, mais de bonnes nouvelles se succèdent. Un cinquième garçon a été extrait, ce lundi, de la grotte en partie inondée de Thuam Luang, dans le nord de la Thaïlande, où un groupe de 12 adolescents et leur entraîneur de football ont été pris au piège le 23 juin, a fait savoir l’armée thaïlandaise. Sept adolescents et l’entraîneur restent donc encore bloqués.
«Dans quelques heures, nous aurons des bonnes nouvelles», avait assuré dès ce lundi le chef de la cellule de crise, Narongsak Osottanakorn, habituellement très prudent. Commencée la veille, mais suspendue dans la soirée, l’opération de sauvetage a permis dans un premier temps de ramener à la surface quatre garçons. L’extraction a repris ce lundi.
Le premier ministre thaïlandais, Prayuth Chan-ocha, chef de la junte militaire au pouvoir depuis quatre ans, doit se rendre dans l’après-midi sur le site de la grotte. Dans la nuit, de fortes pluies ont détrempé la grotte de Tham Luang, située dans la province de Chiang Rai, ce qui augmente le danger dans cette «guerre contre l’eau et la montre» pour sauver les garçons de l’équipe de football des «Wild Boars» (« Sangliers sauvages »). La pluie de mousson menace d’inonder ce réseau souterrain complexe, long d’une dizaine de kilomètres.
Des ambulances sont arrivées lundi matin près de l’entrée de la grotte. Entre-temps, les équipes de plongeurs ont dû se reposer et replacer des bouteilles d’oxygène le long du parcours, d’où l’intervalle entre les deux évacuations. Long de plusieurs kilomètres dans des boyaux accidentés, le parcours pour sortir de la grotte comprend plusieurs difficiles passages sous l’eau. L’un d’eux très difficile à franchir, dans lequel il faut se faufiler, fait figure de cauchemar pour la cellule de crise. Ce parcours périlleux a coûté la vie à un plongeur vendredi lors d’une opération de ravitaillement des enfants. Treize plongeurs étrangers et cinq membres d’une unité d’élite de la marine thaïlandaise sont chargés de guider les garçons vers la sortie.
 

 
La première évacuation s’est toutefois révélée plus rapide que prévu, en avance de plus de deux heures sur l’horaire indiqué à l’origine. Jusqu’ici, il fallait onze heures à un plongeur aguerri pour faire l’aller-retour jusqu’aux enfants: six heures aller, cinq heures retour grâce au courant.
Baptisés par les réseaux sociaux «Sangliers sauvages 1, 2, 3 et 4», les premiers quatre garçons, hospitalisés, vont bien, a précisé Narongsak Osottanakorn, même s’ils sont «tenus à l’écart» de leurs parents, afin d’éviter qu’ils ne soient contaminés, vu leur état de faiblesse. «Les médecins envisagent de permettre aux familles de leur rendre visite, mais séparés par une vitre», a-il dit. Selon la presse thaïlandaise, le premier jeune arrivé à l’air libre s’appelle Mongkol Boonpiem. Il est âgé de 13 ans.
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Les parents des derniers à sortir attendent à l’entrée de la grotte d’être réunis avec leurs enfants. «J’attends toujours ici à la grotte, je croise les doigts pour voir si mon fils sera parmi ceux qui sortent aujourd’hui», témoigne à l’AFP Supaluk Sompiengjai, la mère de Pheerapat. «Nous avons entendu parler de quatre garçons mais nous ne savons pas qui c’est. De nombreux parents attendent toujours. Aucun d’entre nous n’a été informé de quoi que ce soit», a-t-elle ajouté, se disant cependant «heureuse» à la perspective de revoir son fils. La Thaïlande tout entière espère voir une issue heureuse à ce drame souterrain. L’équipe de football avait passé neuf jours dans les tréfonds de la grotte avant que deux plongeurs britanniques ne réussissent à les rejoindre en début de semaine dernière.