Syrie: un chef jihadiste tunisien tué par un drone à Idleb

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Crédit: DR.

Un chef jihadiste tunisien, installé en Syrie et impliqué dans la mort de 20 druzes en 2015, a été tué par un tir de drone dans le Nord-Ouest du pays en guerre, a rapporté mardi l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

L’attaque de drone contre Sayyaf al-Tounsi a eu lieu lundi dans la ville d’Idleb, selon l’Observatoire, qui pointe du doigt la possible responsabilité dans ce raid des forces américaines intervenant en Syrie contre les jihadistes.

« Le drone armé a pris pour cible la voiture d’un commandant de Houras al-Din, qui a été tué », a indiqué à l’AFP le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane.

Le jihadiste tunisien était autrefois affilié à Hayat Tahrir al-Cham (HTS), l’ex-branche d’Al-Qaïda qui domine des pans entiers de la province d’Idleb, avant de rallier Houras al-Din, groupuscule lié à Al-Qaïda, a-t-il souligné.

Le Tunisien avait été radié de HTS pour son implication en juin 2015 dans le meurtre de 20 membres de la minorité druze de Syrie, dans le petit village de Qalb Laouza, dans la province d’Idleb, selon l’OSDH.

Les troupes américaines, intervenant en Syrie en soutien à des forces kurdes locales dans le cadre d’une coalition internationale, ont déjà mené ces derniers mois des raids similaires dans le Nord-Ouest syrien, rapportés par l’OSDH mais rarement confirmés par Washington.

 

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En juin, deux commandants de Houras al-Din avaient été tués dans une attaque de drone. L’OSDH avait estimé que cette attaque avait probablement été menée par les Etats-Unis.

En octobre 2019, le chef du groupe Etat islamique Abou Bakr al-Baghdadi était mort dans une opération américaine dans le Nord-Ouest.

La communauté druze, minorité musulmane hétérodoxe, représente environ 3% de la population syrienne et vit majoritairement dans la province méridionale de Soueida.

Cette communauté est divisée, certains de ses membres combattant du côté du régime, tandis que d’autres ont exprimé leur sympathie pour l’opposition.

Déclenché en 2011 par la répression de manifestations prodémocratie, le conflit syrien s’est complexifié au fil des ans, impliquant une multitude de puissances étrangères et de groupes armés. La guerre a fait plus de 380.000 morts et entraîné le déplacement de millions de personnes.