Syrie: 230 morts dans des bombardements, possible utilisation d'"agent toxique"

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Capture d’écran twitter @doamuslims

Les bombardements de l’aviation syrienne et russe contre des zones contrôlées par des groupes rebelles ont fait au moins 230 morts parmi les civils la semaine dernière, des attaques qui pourraient constituer des « crimes de guerre », selon l’ONU.
Le Haut-commissariat aux droits de l’Homme a reçu des informations concernant la possible utilisation d’un « agent toxique » le 4 février dans la zone rebelle de Sorakeb, dans la province d’Idlib, a affirmé son chef Zeid Ra’ad al Hussein, dans un communiqué.
« Après sept années de paralysie du Conseil de sécurité, la situation en Syrie exige d’être portée à l’attention du Tribunal pénal international mais aussi un effort mieux coordonné entre les Etats en faveur de la paix », a-t-il souligné.
Selon le Haut-commissaire, pas moins de neuf installations médicales, parmi lesquelles un hôpital qui fonctionnait toujours à Idleb, un établissement spécialisé dans la santé mentale et une clinique à Kafr Batna en Ghouta orientale ont été endommagées par des frappes aériennes.
Il a à cet égard appelé à une « action internationale urgente » en Syrie, notamment pour mettre fin au « climat d’impunité » qui y prévaut et protéger les civils.
Les membres du Conseil de sécurité des Nations unies examinent un projet de résolution réclamant l’instauration d’un cessez-le-feu de trente jours dans l’ensemble de la Syrie pour permettre la livraison urgente d’aide humanitaire.
Ce texte, présenté par la Suède et le Koweït, réclame également la fin immédiate de tous les sièges, y compris dans la Ghouta orientale.