Les dirigeants arabes appellent à reconnaître Jérusalem «capitale occupée de la Palestine»

2337
La session extraordinaire de la Conférence islamique au Sommet, tenue à Istanbul, le 13 décembre 2017. Crédits photo : OCI.

Le Sommet extraordinaire de l’organisation de la coopération islamique (OCI) sur Jérusalem, tenu le 13 décembre à Istanbul, a appelé la Communauté internationale à reconnaître la ville bénie comme étant «la capitale occupée» de la Palestine.

Il a aussi appelé à «l’internationalisation de la protection de la paix» et à «l’imposition de restrictions politiques et économiques» en réponse à la décision américaine de reconnaitre Jérusalem comme capitale d’Israël et d’y transférer son ambassade.

Le sommet a imputé, dans son communiqué final, à l’Administration américaine l’entière responsabilité des répercussions résultant de la non-annulation de l’annonce illégale.

Les dirigeants des pays musulmans ont «rejeté et condamné fermement la décision illégale du président américain sur Jérusalem», la considérant comme étant «une déclaration explicite de l’Administration américaine de son retrait comme parrain et intermédiaire du processus de paix, de même qu’une récompense à Israël pour avoir nié les accords et défié la légitimité internationale».

Ils ont, d’autre part, pressé les États membres de l’OCI à «donner effet aux restrictions politiques et économiques sur les pays, les responsables, les parlements, les entreprises et les personnes qui reconnaissent l’annexion par Israël de la ville sainte de Jérusalem ou approuvent toute mesure visant à perpétuer la colonisation israélienne du territoire palestinien occupé».

Dans son appel à l’internationalisation de la protection de la paix, le Sommet a exhorté les acteurs internationaux à parrainer un processus politique multilatérale visant à lancer un processus de paix crédible sous les auspices internationaux avec pour finalité d’instaurer la paix sur la base de la solution à deux États. Rajoutant qu’«en cas d’inaction du Conseil de sécurité (concernant Jérusalem), nous sommes prêts à porter le sujet devant l’Assemblée générale de l’ONU».