Le roi saoudien appelle l’Iran à renoncer à son « idéologie expansionniste »

Le roi Salmane Ben Abdelaziz Al-Saoud. DR

Le roi Salmane d’Arabie saoudite a appelé mercredi l’Iran, grand rival régional de Ryad, à renoncer à son « idéologie expansionniste et destructrice ».

« Nous espérons que le régime iranien choisisse la voie de la raison et réalise que le seul moyen d’inverser la position internationale qui rejette ses pratiques, est l’abandon de son idéologie expansionniste et destructrice qui nuit à son propre peuple », a-t-il dit.

L’Arabie saoudite, grand allié des Etats-Unis, et l’Iran, ennemi de Washington, entretiennent des relations très tendues qui ont nourri ces derniers mois des craintes d’une escalade dans le Golfe.

Le 14 septembre, une attaque de drone revendiquée par les rebelles yéménites, soutenus par l’Iran, a visé deux installations majeures du géant pétrolier Aramco, réduisant temporairement de moitié la production de pétrole du royaume.

Saoudiens et Américains ont accusé Téhéran, qui a démenti.

« Le royaume ne cherche pas la guerre », a assuré le roi Salmane lors d’un discours devant le Conseil de la choura, selon un tweet du ministère saoudien des Affaires étrangères. Il est néanmoins « prêt à défendre avec la plus grande fermeté son peuple contre toute agression ».

 

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Ryad soutient la pression de l’administration de Donald Trump sur l’Iran, soumis à des sanctions américaines.

Le retrait unilatéral des Etats-Unis en 2018 de l’accord international sur le nucléaire iranien et le rétablissement consécutif de lourdes sanctions ont accentué la grave récession qui frappe le pays.

L’Iran est secoué depuis vendredi par des manifestations à la suite de l’annonce d’une réforme des subventions de l’essence, censée bénéficier aux ménages les moins favorisés mais s’accompagnant d’une très forte hausse du prix à la pompe.

Les autorités ont confirmé la mort de cinq personnes, quatre membres des forces de l’ordre et un civil, mais le Haut Commissariat aux droits de l’Homme de l’ONU a dit craindre que « des dizaines » de personnes aient perdu la vie et l’ONG Amnesty International a estimé qu' »au moins 106 manifestants » auraient été tués.