Rencontre inédite entre un ministre israélien et son homologue bahreïni

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Le ministre israélien des Affaires étrangères a annoncé jeudi avoir publiquement rencontré son homologue bahreïni à Washington, une première entre les deux Etats qui n’entretiennent officiellement pas de relations diplomatiques.

« Hier, j’ai rencontré publiquement le ministre des Affaires étrangères de Bahreïn », Cheikh Khaled ben Ahmed Al-Khalifa, a déclaré dans un tweet le ministre des Affaires étrangères israélien Israël Katz. Faisant référence à Benjamin Netanyahu, il a ajouté : »je continuerai à travailler avec le Premier ministre israélien pour faire avancer les relations entre Israël et les pays du Golfe ». Sur une photo qui accompagne le tweet, les deux ministres apparaissent côte à côte et souriants.

Selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères israélien, « la rencontre a été coordonnée en coulisses par le département d’État américain dans le cadre d’une conférence sur la liberté religieuse organisée à Washington par le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo ». Les deux ministres « ont abordé le sujet de l’Iran et des menaces régionales ainsi que la coopération entre les Etats et ont convenu de poursuivre sur cette voie », indique le communiqué.

Les Etats arabes du Golfe partagent avec Israël une hostilité envers l’Iran, accusé de vouloir étendre son influence dans la région et de chercher à se doter de l’arme nucléaire. En pleine tension entre Téhéran et Washington, exacerbée par des incidents impliquant des pétroliers dans le Golfe, un média officiel bahreïni a annoncé jeudi que l’archipel, qui accueille la cinquième flotte américaine, allait organiser une conférence sur la sécurité maritime et aérienne et sur les moyens de faire face à la « menace iranienne », sans préciser la date de cette conférence.

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En juin, Cheikh Khaled ben Ahmed Al-Khalifa, dont le pays, comme les autres Etats du Golfe, n’a pas de relations diplomatiques avec Israël, avait accordé une interview exceptionnelle au correspondant d’une chaîne de télévision israélienne à l’occasion de la conférence de Manama, capitale de Bahreïn, au cours de laquelle a été présenté le volet économique d’un plan américain visant à régler le conflit israélo-palestinien. Il avait déclaré qu’Israël faisait partie de « l’héritage de cette région historiquement » et que « le peuple juif a une place parmi nous ».