Presque la moitié des jihadistes incarcérés en Espagne est d’origine marocaine

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Un rapport de l’Observatoire international d’études sur le terrorisme (OIET) révèle que presque la moitié des prisonniers condamnés pour jihadisme sont d’origine marocaine.

Selon cet «annuaire du terrorisme djihadiste en 2019» élaboré par l’OIET, 51 personnes ont été arrêtées tout au long de 2019 pour des faits de nature terroriste jihadiste. De plus, «la plupart des personnes étaient des citoyens marocains ou espagnols», note le rapport.

Chiffre à l’appui, l’observatoire espagnol, affirme que parmi ces 51 détenus et dont l’origine est connue, «39 d’entre eux avaient l’une de ces deux nationalités (espagnole ou marocaine». Dans ce sens, «trois sur quatre détenus sont nés ou au Maroc ou en Espagne», poursuit le rapport.

 

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Plus en détails, 23 des détenus sont des Marocains soit 45% du total, tandis que 16 sont Espagnols, cinq sont Algériens et deux sont Syriens. Les cinq autres détenus sont Libyens, Mauritaniens, Irakiens ou Tunisiens. La moyenne d’âge de ceux incarcérés se situe entre 26 et 31 ans, ajoute le rapport.

Par ailleurs, le rapport souligne que le Maroc n’a enregistré aucune attaque terroriste en 2019. Il est par conséquent, «le seul Etat État, dans la région du Maghreb, a ne pas avoir été touché par le terrorisme jihadiste». Le pays est d’ailleurs l’un des principaux alliés de l’Espagne dans la lutte contre le terrorisme, rappelle le rapport.