Présidentielle algérienne: le parti de Benflis met en garde contre «un passage en force»

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Le parti de l’ancien premier ministre algérien, Ali Benflis, se dit inquiet au sujet de la crise politique que connaît l’Algérie. Le parti pense que le pourvoir prépare un «passage en force» aux présidentielles de 2019.
Le parti de l’ancien premier ministre algérien Ali Benflis, Taliou El Houriyet, a exprimé ses «inquiétudes» concernant la crise et l’instabilité qui caractérisent l’Algérie et son gouvernement.
Dans son communiqué, le parti constate «avec inquiétude la multiplication de signes annonciateurs d’un nouveau “coup de force” du pouvoir politique pour assurer sa survie, à l’occasion de l’échéance des élections présidentielles» de 2019. «Si cela se confirme, elle pourrait aggraver la crise globale que connaît notre pays et l’engager vers l’inconnu», prévient-il.
Pour ce qui est du récent remaniement gouvernemental que vient de connaître l’Algérie, le parti d’opposition pense que c’était un «non-événement» car «sans intérêt politique particulier». Le parti Taliou El Houriyet estime que le «changement des quatre ministres n’obéit pas à une logique d’efficacité, mais à des considérations dont seul le pouvoir détient le secret».
Economiquement, Taliou El Houriyet soutient que «les fluctuations dans le domaine de la décision économique sont de nature à nuire sérieusement à la crédibilité des autorités publiques face à la crise et contredire les déclarations des dirigeants visant à améliorer le climat des affaires dans notre pays». Il s’est dit également «préoccupé par l’instabilité gouvernementale qui touche particulièrement des secteurs économiques dans la situation de crise actuelle».