Poutine propose que d'autres pays rejoignent le traité nucléaire

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Credits: Kremlin.ru

Le président russe Vladimir Poutine s’est dit ouvert mardi à ce que de nouveaux pays rejoignent le traité sur les armes nucléaires de portée intermédiaire (INF), conclu en 1987 entre Moscou et Washington mais dont les Etats-Unis veulent se retirer.
« Il y a effectivement des difficultés avec ce traité. D’autres pays qui possèdent des missiles de portée intermédiaire n’en sont pas membres », a déclaré le président russe dans un discours au ministère russe de la Défense.
« Mais qu’est-ce qui nous empêche de lancer les négociations sur leur adhésion au traité existant ou de commencer les discussions sur un nouveau traité? », a poursuivi le président russe.
Le traité INF, signé en 1987 par les dirigeants américain et soviétique de l’époque, Ronald Reagan et Mikhaïl Gorbatchev, a aboli l’usage de toute une série de missiles d’une portée variant de 500 à 5.500 km mais il n’a pas été élargi à d’autres pays, notamment la Chine qui possède des missiles interdits par le traité INF.
« Quels que soient les griefs envers le traité, il remplit un rôle stabilisateur dans les conditions actuelles, il travaille à apporter un certain niveau de prédictibilité et de retenue dans la sphère militaire », a poursuivi mardi le président russe.
Les Etats-Unis ont adressé début décembre un ultimatum à la Russie, lui donnant 60 jours pour se conformer au traité INF, faute de quoi ils se retireront de l’accord.
L’Otan et les Etats-Unis accusent Moscou de violer le traité en déployant un nouveau système de missile dont la porté dépasse, selon Washington, les 500 kilomètres, des accusations rejetées par la Russie comme « sans fondement ».
Poutine a averti qu’un retrait américain pourrait avoir des conséquences dangereuses, mettant en garde contre la reprise d’une « course aux armements » et accusant à son tour Washington de violer le traité, des accusations qu’il a répété mardi.