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    Numéro dépôt légal : ص 2018/22

    «Le racisme est une chose rare au Brésil», a affirmé lors d’un entretien télévisé le président d’extrême droite Jair Bolsonaro, malgré les graves discriminations dont souffrent les personnes de couleur dans son pays.

    Le chef de l’État a tenu ces propos lors d’une interview diffusée hier soir par la chaîne Rede TV, pour se défendre des reproches qui lui sont faits sur ses dérapages racistes, machistes et homophobes.

    «Le racisme est une chose rare au Brésil. J’en ai marre de cette manie de mettre toujours les Noirs contre les Blancs, les homos contre les hétéros», a affirmé le président, interviewé par Luciana Gimenez, présentatrice de variétés célèbre pour avoir eu un fils avec le chanteur des Rolling Stones, Mick Jagger. «On dit que je suis homophobe, raciste, fasciste, xénophobe, mais je gagne l’élection. Avec un tel CV, je ne devrais même pas être élu conseiller municipal. La population a compris qu’on tirait sur un innocent», a déclaré Bolsonaro.

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    Pour tenter de prouver qu’il ne serait pas raciste, l’ex-capitaine de l’armée a raconté qu’en 1978, il avait sauvé de la noyade un soldat, qui «par coïncidence, était noir». «Si j’étais raciste, en voyant un Noir tomber dans l’eau, j’aurais fait quoi? J’aurais croisé les bras», a raconté Jair Bolsonaro, dont le gouvernement ne compte aucun Noir.

    Au Brésil, de nombreuses personnes de couleur sont régulièrement victimes d’insultes racistes, notamment sur les réseaux sociaux. Malgré une politique de quotas qui ont permis à de nombreux Noirs d’accéder aux universités, les inégalités restent criantes sur le marché du travail. D’après l’Institut Brésilien de Géographie et Statistiques, parmi les 54% de Brésiliens noirs ou métis, seuls 5% occupent des postes d’encadrement.

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