Plainte contre un ambassadeur français pour retrait de préservatif sans autorisation

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Une femme a porté plainte à Paris contre un ambassadeur de France en lui reprochant de n’avoir pas mis de préservatif comme elle le lui avait demandé lors d’un rapport sexuel consenti, a-t-on appris mardi de source proche du dossier.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour examiner ces faits.

La plaignante, âgé de 30 ans, a expliqué aux policiers avoir passé la soirée du 23 septembre au domicile du diplomate âgé de 44 ans, avec qui elle avait pris contact via un site de rencontres.

« Ils s’étaient déjà vus à plusieurs reprises, sans relation sexuelle. Ce soir-là, ils ont eu un rapport consenti », a expliqué à l’AFP la source proche du dossier. « Elle lui a demandé de mettre un préservatif mais s’est aperçue pendant l’acte que l’homme n’en avait pas », a ajouté la source.

La jeune femme a déposé plainte trois jours après les faits.

Ces faits s’apparentent à ce qui est désigné en anglais sous le terme de « stealthing » (en français, « discrètement », « furtivement »), une pratique qui consiste à retirer son préservatif pendant le rapport sexuel à l’insu de son partenaire.

En France, selon le code pénal, le viol est défini comme « tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise ».

Cependant, il n’existe pas de jurisprudence claire vis-à-vis du « stealthing ».

En janvier 2017, un Français à qui il était reproché cette pratique avait été condamné par un tribunal de Lausanne (Suisse) pour « viol » à douze mois de prison avec sursis. En mai de la même année, la justice suisse avait confirmé cette peine en appel mais en la requalifiant d' »acte d’ordre sexuel commis sur une personne incapable de discernement ou de résistance ».