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    Numéro dépôt légal : ص 2018/22

    Quelque 216.000 enfants ou adolescents ont fait l’objet de violences ou d’agressions sexuelles de la part de clercs ou de religieux catholiques en France de 1950 à 2020, selon les conclusions accablantes d’une commission d’enquête rendues publiques mardi.

    Le nombre de victimes grimpe à « 330.000 si l’on ajoute les agresseurs laïcs travaillant dans des institutions de l’Eglise catholique » (aumôneries, enseignants dans les écoles catholiques, mouvements de jeunesse), a ajouté le président de cette commission, Jean-Marc Sauvé, en présentant son rapport à la presse.

    « Ces nombres sont bien plus que préoccupants, ils sont accablants et ne peuvent en aucun cas rester sans suite », a commenté M. Sauvé.

    Les chiffres cités résultent d’une estimation statistique comprenant une marge de plus ou moins 50.000 personnes, a encore indiqué le président de la Commission indépendante sur les abus de l’Eglise (Ciase).

    L’Église catholique a manifesté « jusqu’au début des années 2000 une indifférence profonde, et même cruelle à l’égard des victimes » de pédocriminalité, a ajouté Jean-Marc Sauvé, qui a pris la tête de cette commission indépendante en 2018.

    Lire aussi. Nouveau scandale en Allemagne: des milliers d'enfants abusés dans l'Eglise catholique

    De 1950 aux années 2000, « les victimes ne sont pas crues, entendues, on considère qu’elles ont peu ou prou contribué à ce qui leur est arrivé », a-t-il ajouté, en rendant publiques les conclusions de ses travaux, devant l’épiscopat, les ordres religieux et des responsables d’associations de victimes.

    Cette commission, composée de 22 membres, a en outre dénoncé un phénomène au « caractère systémique ».

    Elle a proposé de « reconnaître la responsabilité de l’Eglise ». « Le premier (principe directeur recommandé par la commission) consiste à reconnaître la responsabilité de l’Eglise dans ce qui s’est passé depuis les origines », a déclaré Jean-Marc Sauvé.

    Elle a en outre demandé une « réparation » financière pour toutes les victimes.

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