Paris-Orly teste la reconnaissance faciale sur les passagers en provenance du Maroc

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En octobre 2020, l'aéroport de Lyon Saint-Exupéry a lancé également un système expérimental de reconnaissance faciale pour certains vols via l'application "Mona", une solution pour fluidifier le parcours passager du domicile jusqu'à l'avion. Crédits photo: Vinci Airports

Depuis jeudi 18 mars, l’aéroport de Paris-Orly teste un nouveau système de contrôle d’identité et d’enregistrement via la reconnaissance faciale sur des passagers à destination du Maroc.

Depuis la semaine dernière, les passagers à destination du Maroc qui embarquent à l’aéroport de Paris-Orly ont droit à un traitement particulier leur permettant d’accéder plus rapidement à leur vol: le contrôle d’identité et l’enregistrement via l’installation expérimentale d’un système de reconnaissance faciale.

Il s’agit d’une phase de test pour ce nouveau processus qui concerne pour le moment exclusivement les vols à destination du Maroc opérés par la compagnie Transavia, lit-on dans un article publié par Le Parisien. « Ils présentent l’avantage de ne pas être complets et permettent ainsi au système de se roder tranquillement. Puis, dans deux mois, l’expérimentation montera en puissance avec des vols de plus de 200 passagers d’Air Caraïbes vers les DOM-TOM », explique le quotidien français.

 

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En quoi ça consiste? A son arrivée à l’aéroport, le passager enregistre son visage auprès d’une borne dédiée, en prenant soin d’enlever son masque, ses lunettes et son bonnet, et regarde la petite caméra au-dessus de l’écran qui photographie son visage. Ensuite, le voyageur enregistre sa pièce d’identité et son billet d’avion. Cette étape considérée comme la plus « longue » ne prend avec ce système « que quelques dizaines de secondes », assure Aéroports de Paris (ADP) à nos confrères.

Enregistrement des bagages, accès en salle d’embarquement… Les étapes suivantes se feront ainsi via la détection du visage déjà identifié, permettant un gain de temps considérable. Si ADP conçoit que ce système « s’adresse aux gens ayant un peu d’autonomie », une hôtesse de l’air de Transavia témoigne après ses premières observations qu’il y a effectivement « un vrai gain de temps ». Elle pensait que « ce serait plus complexe », mais constate finalement que les passagers « apprécient surtout de ne plus avoir à sortir encore et encore tous leurs documents pour accéder à bord ».