Paris: découverte de bouteilles d’essence sous des camions Lafarge avec « un dispositif d’allumage rudimentaire »

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Six bouteilles d’essence reliées à un « dispositif d’allumage rudimentaire » ont été découvertes jeudi matin sous plusieurs camions du cimentier franco-suisse Lafarge à Paris, a-t-on appris de sources proches de l’enquête.

Cette découverte intervient après celle de bonbonnes de gaz équipées d’un dispositif de mise à feu dans un immeuble parisien dans la nuit de vendredi à samedi. Dans cette affaire, six personnes, dont deux fichées pour radicalisation, ont été placées en garde à vue.

La police judiciaire de Paris a été saisi de l’enquête et le parquet de Paris a ouvert une enquête en flagrance du chef de tentative de destruction par incendie, a-t-on appris de source judiciaire. Les services antiterroristes n’ont pas été saisis à ce stade.

« Le système d’allumage découvert sous les camions, rudimentaire, n’a a priori rien à voir avec celui découvert sur les bonbonnes de gaz » samedi, a indiqué une source proche de l’enquête.

Le groupe Lafarge, qui a fusionné avec le suisse Holcim en 2015, est mis en cause pour avoir indirectement financé des groupes armés en Syrie, dont l’organisation État islamique. Une enquête, confiée à trois juges d’instruction, est en cours notamment pour financement d’entreprise terroriste.

« Ce sont des ouvriers qui ont découvert les bouteilles à l’occasion de leur prise de service jeudi matin », a précisé une source proche de l’enquête. Les démineurs du laboratoire central de la préfecture de police se sont immédiatement rendus dans cette cimenterie dans le nord-est de Paris. Un périmètre de sécurité a été mis en place.

En septembre 2016, cinq bonbonnes de gaz pleines – sans dispositif de mise à feu – avaient été découvertes dans une voiture au coeur de Paris, non loin de la cathédrale Notre-Dame. Un commando de femmes, téléguidé de Syrie par le groupe Etat islamique, avait été arrêté.