Otan: Blinken sans concessions pour l’Allemagne sur le gazoduc Nord Stream 2

416
DR.

Le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken a répété mardi l’opposition des Etats-Unis au projet de gazoduc Nord Stream 2 entre la Russie et l’Allemagne, à son arrivée au siège de l’Otan pour sa première réunion avec ses homologues de l’Alliance.

« Le président Biden été très clair lorsqu’il a dit que ce projet de gazoduc est une mauvaise idée pour l’Europe et pour les Etats-Unis », a-t-il déclaré au cours d’un premier point de presse.

« Je suis très impatient de voir mon homologue allemand. Nous allons nous voir face- à-face, ou plutôt masque à masque, et je vais avoir l’occasion de le lui redire », a-t-il ajouté.

« Ce projet de gazoduc est en contradiction avec l’objectif de sécurité énergétique de l’Europe, il risque d’affaiblir l’Ukraine et va contre les intérêts de la Pologne et d’autres alliés », a-t-il expliqué.

« Une loi aux États-Unis nous oblige à sanctionner les entreprises qui participent aux efforts pour achever le gazoduc », a-t-il rappelé. Les sanctions américaines ont bloqué l’achèvement de ce gazoduc sous-marin long de 1.200 kilomètres.

 

Lire aussi: Vidéo. Quand Antony Blinken, futur secrétaire d’État américain, saluait la vision du roi Mohammed VI

 

L’Allemagne, principale bénéficiaire du projet, voit dans le gazoduc russe une source d’énergie stable.

Mais les Etats-Unis et certains pays européens – l’Ukraine, la Pologne et les pays baltes – craignent qu’il permette de contourner l’Ukraine, pays de transit pour une partie des achats de gaz européens avec lequel Moscou est en conflit ouvert.

Antony Blinken effectue sa première visite au siège de l’Otan. Il a réaffirmé à son arrivée l’engagement américain de « reconstruire les alliances » et de « revitaliser » l’Otan.

Il est en revanche resté très vague sur le retrait des Etats-Unis d’Afghanistan. « Nous n’avons pas encore arrêté notre position et je viens consulter les alliés », a-t-il déclaré.

Antony Blinken a prévu de nombreux entretiens bilatéraux avec ses homologues au cours des deux journées de réunion au siège de l’Alliance.