Municipales en France: forte poussée écologiste dans plusieurs grandes villes, revers du parti présidentiel

Les élections municipales en France ont été marquées dimanche par une forte poussée des écologistes, en tête à Lyon, Bordeaux ou Marseille selon les premières estimations, et un revers pour le parti présidentiel, battu dans la plupart des principales villes du pays.

Portés par l’urgence de la question climatique, les partis écologistes européens enregistrent des poussées dans plusieurs pays et lors de plusieurs scrutins. Des ministres verts sont en poste en Suède, en Finlande, en Autriche, et les verts sont déjà très implantés en Allemagne.

Outre Lyon (Est), Bordeaux (Sud-Ouest), les candidats écologistes, derrières lesquels se sont rassemblés localement des forces de gauche ou d’extrême gauche, serait aussi en tête à Marseille (Sud), qui était un fief de la droite, mais remporterait aussi d’autres villes secondaires, comme Besançon (Est), Tours ou Poitiers (centre), selon les estimations du début de soirée.

A Lille, grande ville du Nord de la France, la situation est restée confuse en début de soirée avec des premières estimations favorables aux écologistes, avant que l’entourage de la maire sortante socialiste Martine Aubry ne revendique la victoire.

 

 

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La maire socialiste sortante de Paris Anne Hidalgo, alliée aux écologistes, a été largement réélue avec plus de 50% des voix.

La République en Marche (LREM), le parti du président Emmanuel Macron subi un revers, ne remportant aucun ville majeure, pas vraiment effacé par la nette victoire du Premier ministre Edouard Philippe au Havre (Ouest).

« Ce soir nous éprouvons une déception, parce qu’il y a des endroits (…), où notre propre division interne nous a conduits à des scores extrêmement décevants », a reconnu Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement, estimant que « dans les mois à venir », la République en marche ne pourrait « (se) permettre ce genre de divisions ».

Le président Emmanuel Macron a « marqué sa préoccupation pour le faible taux de participation aux élections municipales », qui n’est « pas une très bonne nouvelle », ont indiqué ses services, alors que l’abstention s’est élevée à environ 60% au second tour dimanche.