Macron au Niger le 22 décembre, à la suite de l’attaque jihadiste d’Inates

Le président français Emmanuel Macron avait partagé un repas avec les militaires au Mali le 19 mai 2017. Crédit : DR

Emmanuel Macron effectuera une courte visite à Niamey (Niger) le 22 décembre après-midi pour rencontrer le président Mahamadou Issoufou, à la suite de l’attaque jihadiste contre des troupes nigériennes à Inates, a indiqué l’Elysée.

Le président français doit passer quelques heures sur place pour une cérémonie d’hommage aux 71 soldats nigériens tués durant l’attaque du 10 décembre et s’entretenir avec son homologue nigérien.

Il effectuera ce déplacement juste après sa visite officielle en Côte d’Ivoire les 20 et 21 décembre.

Sa rencontre avec le président Issoufou leur permettra aussi de préparer la réunion prévue à Pau le 13 janvier avec les présidents des cinq pays du Sahel, a expliqué l’Elysée.

Ce sommet a été demandé par le président français qui veut que ses homologues sahéliens apportent un appui plus clair à la présence militaire française au Sahel, contestée par une partie de leur opinion publique.

Les cinq présidents du Sahel (Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad et Mauritanie) se sont d’ailleurs rencontrés à Niamey dimanche, a indiqué l’Elysée, pour préparer cette rencontre initialement prévue le 16 décembre mais reportée en raison de l’attaque d’Inates, près de la frontière malienne.

 

Lire aussi: 71 morts et des disparus dans l’attaque d’un camp militaire au Niger

 

Le 10 décembre, 71 soldats nigériens ont péri dans une attaque sanglante à Inates, la plus meurtrière de l’histoire du pays, près de la frontière malienne dans le sud-ouest du Niger. Elle a été revendiquée par les jihadistes du groupe Etat islamique dans le grand Sahara (EIGS).

L’invitation d’Emmanuel Macron à la rencontre de Pau, annoncée à l’issue du sommet de l’Otan le 4 décembre, avait été mal ressentie par beaucoup dans les Etats du Sahel, qui l’avaient perçue plutôt comme une « convocation ».

« La réunion de Pau est très importante et les Etats du Sahel sont eux aussi demandeurs de cet exercice de clarification », a assuré l’Elysée.

La visite à Niamey ne vise pas à donner des gages après une invitation mal perçue mais à « reprendre la main collectivement face à une situation mauvaise », selon les conseillers du président français.